Road Trip Belgique

Proposé par Asphalte

Avant-propos
Le texte qui suit est basé sur des éléments réels qui mettent en scène des gens de la vraie vie. Tout ce que vous pourrez lire dans cet article peut être extrêmement dangereux à reproduire. Ne tentez surtout pas de le faire en soirée, c’est une équipe de professionnelle entraînée depuis de nombreuses années qui a réalisé ce voyage initiatique au cœur de Bruxelles, le samedi 10 avril 2010.
Pour assurer l’anonymat des individus, ceux-ci seront nommés par leur prénom, d’autant plus lorsqu’ils ne sont pas inscrits sur Parano.be et qu’ils n’ont donc pas de pseudonyme.

L’auteur de cet article tient à remercier tout particulièrement Wes, pour l’hébergement et Stéphanie, pour le covoiturage.

Ce texte est évidemment subjectif voire flou en fin de soirée.

A la mémoire de Micheline, aux désillusions et à la Chouffe.

Chapitre 1 : Le sudiste
Le premier lieu de rendez-vous est d’un grand classique, gare de Lyon, plein cœur de Paris, pour prendre au passage Guillaume, fringant jeune homme qui habite près de Marseille, cité maffieuse par excellence. Il est 13h45, le train a pris un peu de retard, comme d’habitude, tant mieux, je ne suis pas en avance. Lorsque j’arrive sur les lieux, il y a déjà Brice. Je ne l’ai jamais vu mais je le reconnais tout de suite, il a bien une gueule de connard, facile. Il se fout de moi car je porte un T-shirt, une chemise, un pull et une veste. Il fait 18°. On échange des banalités, on attend Guillaume qui est en bout de train et qui va donc mettre dix bonnes minutes à nous rejoindre.
Guillaume est grand, ça aide pour le voir au milieu d’une foule assez dense. On l’attrape et on l’emmène au RER A. Évidemment, il n’a pas de ticket pour aller à Marne la Vallée, le pays de Mickey, second point de rendez-vous pour le covoiturage. Voyant Guillaume perdu au milieu de la technologie parisienne, Brice prend les devants et pianote sur la borne de la RATP pour choisir le ticket correspondant. Dans sa lancée, Brice décide de nous conduire sur les quais, il se plante, je sens que les deux comparses vont bien s’entendre. Finalement, on trouve le quai, on monte dans le RER, grand moment pour Guillaume qui n’a jamais pris le RER, vitrine technologique et de salubrité parisienne. Le RER est donc fidèle à sa réputation, il est sale, il pue et il y a des manouches qui chantent un truc inaudible. On commence à bien se fendre la gueule et à critiquer les personnes que l’on va voir. Au milieu du chemin, sur l’un des quais, j’aperçois une grosse qui pleure, le portable à la main, elle a sans doute reçu une mauvaise nouvelle. Le RER repart, je lui fais un signe de la main avec un grand sourire, je suis certain que ça la réconfortera. Les Parisiens ne sont pas tous des cons, on a aussi un grand cœur.
Le train arrive enfin à destination.

Chapitre 2 : les quatre fantastiques
Sortis de la gare de RER, nous nous dirigeons vers Stéphanie pour le covoiturage. Elle nous attend devant sa voiture. On lance les sacs dans le coffre, on tire au sort le copilote qui fera office de second conducteur et qui n’a pas vraiment le choix car Brice et moi-même n’avons pas conduit depuis de longues années. On se fout encore un peu de ma gueule car je suis trop vêtu, on m’assure qu’il fera chaud en Belgique.
Le trajet en France s’est passé sans encombre. Une mini halte dans une station service pour faire une vidange nous a même donné l’occasion d’aller uriner dans les toilettes des filles. Pour notre défense, les toilettes des garçons étaient en cours de nettoyage. Bien évidemment, le temps de pisser et elles étaient de nouveaux ouvertes. C’est ainsi qu’une femme d’une laideur extrême nous fustige car elle voit des hommes dans les toilettes des femmes. Je vous passe l’accent du Nord employé par cette femme, j’en ai encore les oreilles qui saignent.
Nous repartons ainsi léger vers notre destination, Bruxelles.
Le trajet sur l’autoroute belge était très instructif pour se faire une première idée du pays, c’est à dire délabré et qui sent très mauvais. Les routes sont pourries et de temps en temps, il y a une odeur digne d’un charnier au Kosovo qui vous monte à la tête. Bref, la joyeuse équipe est tout de même arrivée en entier chez Micheline et Lucas. Je tiens à remercier le GPS et sa voix suave.

Chapitre 3 : l’heure de la revanche
L’accueil fut chaleureux, l’appartement spacieux (surtout la hauteur sous plafond). Certains individus furent surpris que Pascal ait perdu quelques cheveux, sans doute dû à son âge prononcé. Micheline et Lucas, nos gentils hôtes, nous présentent alors Wes, leur chat. A peine avons-nous le temps d’uriner que nous sommes conviés à une sorte de pique-nique au bord d’un lac. Sur le chemin, Brice a froid car il fait vraiment froid. Il regrette de ne pas avoir pris de pull, d’écharpe et un bonnet. Quant à moi, qui suit bien couvert, j’ai froid aussi, j’ai failli perdre mon petit doigt. Avec Guillaume et Brice, on en profite pour aller acheter des bières, des chips et du Lipton au Carrefour du coin. Malheureusement, nous sommes passés devant une baraque à frites, c’était exactement la même odeur que sur l’autoroute. Le soleil commence à décliner fortement, il est presque 19h. Afin de se réchauffer, on se jette sur un vieux tronc d’arbre coupé et on entube un groupe de filles qui voulait y aller, ah ah, dans le cul les pouffiasses. Après quelques minutes, un tas de personnes nous rejoignent, ils sont trop nombreux pour que je me souvienne d’eux. Une personne plus intelligente que la moyenne à l’ingénieuse idée de nous guider vers un bar, le « murmure ».

Chapitre 4 : Le cœur de la soirée
En Belgique, les bières ne sont pas chères, c’est la classe. En Belgique, on peut encore fumer dans certains bars (ceux qui vendent des couilles de taureaux ont l’autorisation mais ceux qui vendent des mains de nains putréfiées ne peuvent pas si j’ai bien compris), c’est la crasse. L’alcool coule à flot, tout comme le coca, jus d’orange et autres boissons type Mister Cocktail. Deux fans de Twilight étaient avec nous, joie de vivre, teint blafard, la totale. Estelle et Céline nous rejoignent dans le bar. En Belgique, on ne fait qu’une bise pour dire bonjour, en théorie, mais j’ai une technique pour contourner le problème, Céline en a fait les frais, Brice voudrait connaître ma technique pour le coup. Pascal nous quitte après un moment, dommage. Micheline me confie un terrible secret, elle ne s’appelle pas vraiment Micheline, je suis triste, j’ai presque pleuré. Tout le monde se fend la gueule, on fait connaissance, certains boivent beaucoup, bref, c’est bon enfant. Estelle renverse une bière, personne n’est touché sauf moi. Il est presque minuit, on meurt tous de faim, direction la pizzeria dont on nous a venté les mérites autour du lac.

Chapitre 5 : Super Mario Bros
Après quelques minutes de marche, nous arrivons devant une sandwicherie, la pizzeria avait semble-t-il déjà fermée ses portes. Brice m’offre un délicieux sandwich au poulet avec des frites. Il s’est pris la même chose, mais voyant qu’il éprouve force difficultés pour le terminer, je l’encourage de vive voix en gueulant « Pour l’honneur, pour Paris, pour la capitale de la France ». J’ai raison de l’encourager car la boutique va bientôt fermer, d’ailleurs, ils éteignent les lumières alors que nous sommes encore à table, c’est l’hospitalité belge. Lucas a alors la bonne idée de lancer tout fort un bon « c’est bien gras comme bouffe, hummm, ça me donne envie de gerber ». Malgré le chaos, on termine tous plus ou moins à finir (sauf Brice évidemment). Comme nous sommes civilisés, nous allons nous laver les mains. Horreur, le robinet ne fonctionne pas pour Estelle et moi-même (Brice nous a avoué qu’il n’avait eu aucun problème avec le robinet mais je ne fais pas confiance à un individu qui ne termine pas son sandwich au poulet). Peu importe, après un bon coup de pied digne d’une tortue ninja, le robinet fonctionne de nouveau, d’aucuns diront que c’est le choc contre le carrelage qui fut bénéfique. Nous sortons du restaurant, repus, les mains propres.

Chapitre 6 : je ne fume pas mais je suce
Les panneaux à Bruxelles sont dangereux, d’autant plus lorsqu’il fait nuit. J’ai réussi à en déplacer un pour éviter que quelqu’un se blesse mais je me prends les pieds dans un autre panneau à terre et je manque de tomber. Heureusement, je suis un ninja et je me rattrape. Hélas, vient le moment de se quitter. On fait la bise à tout le monde lorsqu’un connard s’approche de nous pour nous quémander une cigarette. Il est un peu chiant alors triomphalement je lui demande si je peux le sucer à la place. Il refuse et s’en va.

Chapitre 7 : une nuit d’enfer
Guillaume gonfle son matelas, Stéphanie saute sur le canapé, Brice se glisse dans son sac de couchage et je me laisse tomber comme une merde au sol. Micheline et Lucas se garde leur lit, les bâtards. Pour ma part, j’ai bien dormi mais mes autres comparses ont été réveillés à plusieurs reprises par le chat qui jouait dans le salon et sautait partout.

Chapitre 8 : le lendemain
On a mangé des pommes-frites, Céline et Estelle sont venues puis on est tous rentrés chez nous en tombant dans des embouteillages pour certains.

C’était un bon week end en Belgique.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s