L’Homme qui tire plus vite que son ombre…

Proposé par BLC

L’Homme qui tire plus vite que son ombre…

Non, ce n’est pas votre ex mesdames, c’est Lucky Luke !

Monument de la bande dessinée, bijou d’humour et de drôlerie créé par Morris et dont un bon tiers des brillantes aventures nous viennent de Saint Goscinny, le pauvre cow-boy solitaire loin de son foyer a été le justicier d’un paquet d’histoires mettant en scène le pittoresque Far West…

Et la victime de l’acharnement de certains à vouloir, comme l’indique le nom de semaine à thème, violer notre enfance…

Premier carnage… Un dessin animé dans les années 80 dont seul le générique méritait vraiment l’attention. L’animation est pauvre, les histoires réduites à leur plus simple expression, même les gosses tiquent parfois devant le massacre des scénarios d’origine… Mais bon, le graphisme est pas trop mal pour l’époque, et assez fidèle à celui de la BD, c’est déjà ça… Notons deux longs métrages également sortis au cinéma, Daisy Town et la Ballade des Dalton.

Seconde tentative d’adapter l’univers de Morris sur grand écran. C’est Terence Hill, Mon Nom est Personne et la série des Trinita qui s’y colle ! Le film est étrange, pas forcément à chier, mais on a juste du mal à y déceler le rapport avec Lucky Luke, ce dernier ayant ici un look complètement différent, tout de blanc vêtu ! Bon, cela dit, j’ai ici une interprétation personnelle de la raison du  » ratage « . Durant le tournage, Terence Hill est victime d’un terrible drame personnel : son môme de 17 ans se tue dans un accident de moto. D’où, à mon avis, le costume totalement blanc, hommage caché… Ce film n’est pas un mauvais western, mais pas une bonne adaptation. Et pourtant se décliner en série…

Bon, jusque là on ne peut pas dire que notre pauvre cow boy ait été bien gâté… Le pire restait pourtant à venir, avec dans les années 2000 pas moins de 3 adaptations épouvantables de la BD à l’écran !
Acharnement ? Sans aucun doute !

On commence avec Eric et Ramzy et les Dalton. On se demande encore comment le projet a vu le jour mais aucun cri, aucune protestation n’a pu l’empêcher d’aboutir, le film est bien sorti dans les salles, ayant la décence Dieu merci de ne pas y rester ! Les bonnes idées s’y comptent sur le doigt d’une main (Marthe Villalonga en Ma Dalton) et le reste est juste l’occasion pour les deux compères de surjouer, rappelant qu’à part la Tour Montparnasse infernale, ils n’ont pas vraiment convaincu en dehors des planches où là, ils font rire !
Pauvres Dalton… Heureusement que les anciens, eux, leur avaient rendu le plus beau des hommages !

Les fans de Lucky Luke n’ont pas encore accroché quelque part une corde pour se pendre ? On va les y aider !

Présentée, je m’en souviens, à sa sortie comme la 8ème merveille du monde, la nouvelle série de dessin animé sur les aventures de notre héros est juste pour moi l’une des plus abjectes adaptations jamais vues ! Déjà on colle comme voix du personnage principal celle d’Antoine De Caunes, faut qu’on m’explique le choix artistique là, mais bon, on en était plus à ça près hein !?!
Les critiques de l’époque disaient que c’était le retour à l’humour de la BD qui prédominait dans ce nouvel opus… Je cherche toujours où c’est drôle ! Le générique à lui seul résume combien c’est médiocre ! Je suis persuadé que le mec qui a écrit la chanson est convaincu d’être un génie… En fait, tout ce qui me fait haïr cet animé, c’est cette impression constante qu’on nous dit :  » Attention, c’est trop bien ce que tu regardes, on te propose le must ! « 
Oui, je suis peut-être parano (à tendance HNR alors), je vois peut-être de la prétention là où il n’y a que de la nullité (chez des gens aussi je vois ça parfois…).

Apportez le goudron et les plumes, j’ai gardé le meilleur, ou plutôt le pire, pour la fin !!!

L’ultime viol de notre enfance !!! Pourtant ça partait pas mal… Bon choix des acteurs, qui collaient bien aux personnages de la BD (Daniel Prévost en Pat Poker, Sylvie Testud en Calamity Jane, mais c’est pas con du tout ça les gars !), rendu visuel convaincant, pas de sombréro magique à la con là dedans (se référer aux conneries d’Eric et Ramzy sur le sujet…)…
UN ESPOIR, UN FOL ESPOIR HABITAIT MON CŒUR… ET SOUDAIN !

C’est le drame !

NOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNN !!!

(à l’époque, ce fut ma première réaction)

Dujardin, sale fils de chien galeux !!! Comment t’as pu faire ça ???

Oui, la réaction peut paraitre excessive, mais déjà, il faut savoir que je ne suis pas un grand fan de Jean Dujardin à la base. Bon, qu’est-ce qui m’a fait si mal au cœur là-dedans pour que j’en sois à deux doigts d’aller buter un par un tous ceux qui ont participé à ce carnage sans précédent de la BD de mon enfance ? Vous voyez pas ? C’est très simple, et ça se voit même dans la bande annonce…
Lucky Luke qui frappe une femme, c’est juste insulter la mémoire de Morris qui avait créé un personnage droit dans ses bottes, qui ne franchissait jamais la ligne, renonçait à fumer, et n’a tué qu’une seule fois en plus de cinquante aventures ! (et encore, c’était son double maléfique !)
Mais sous couvert de cynisme, d’humour noir, d’évolution des mœurs ou je ne sais quel alibi de merdeux moderne (mais comment on quitte cette époque DOC, où elle est cette putain de DeLorean !?!), les producteurs ont du se dire qu’ils n’allaient pas s’emmerder à respecter la création d’origine, hein ?
Quand je lis « en hommage à Morris et Goscinny » à la fin de la bande-annonce, j’ai juste envie de vomir !

Pauvre Lucky Luke…
Et pauvres nous, condamnés à le voir, tel Prométhée se faisant bouffer le foie quotidiennement et éternellement par un vautour, se faire massacrer par ceux qui, sans vergogne, violent notre enfance…

De tout cela, il ne restera qu’une belle balade, et de nombreux albums extraordinaires écrits par deux génies de la BD, qui, le temps d’une lecture, nous permet à tous de jouer aux cow-boys…

Je dis de nombreux albums extraordinaires et non la totalité des albums, car depuis la mort du regretté Morris, les éditeurs BD continuent à faire écrire par d’autres les aventures de Lucky Luke, et là, une nouvelle fois, ils violent notre enfance… L’argent n’a pas d’odeur dit-on… Encore heureux !!!

Finalement, c’est ce bon Philippe qui lui aura fait le moins de mal, au pauvre cow-boy solitaire !

Tagada, tagada, il n’y a plus personne…

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