Guide de survie dans les transports en communs

Rédigée par Miloon

• • La lutte pour valider son ticket de transport
Le bus arrive et les nouvelles règles sont appliquées : tu ne peux rentrer que par la porte de devant. Tout le monde fait la queue bien sagement pour valider son entrée mais arrive un moment où le conducteur perd patience et lance le bip-bip de fermeture des portes. Il reste encore des gens qui doivent rentrer, on te pousse vers l’intérieur du bus. Tu n’as pas le temps de valider ton ticket. Les autres derrière, ils s’en massent la chatte : ils ont un pass qui se valide en un clin d’oeil. Si tu cèdes, que tu avances et qu’il y a un contrôle, tu es baisé.
Tu as plusieurs options.
– Tu refuses d’avancer. Ils te poussent, tu t’en fous, tu tiens bon.
– Tu te mets à beugler. Pas obligé d’insulter mais un bon « ça vous ennuie de me laisser valider ? » suivi d’un « C’est pas fini de pousser, derrière ? », c’est efficace. Éventuellement, si une femme vous insulte, vous pouvez la traiter de « grosse ». Si c’est un homme, de « petite bite ».

• • La lutte pour trouver un petit coin où foutre son cul, ses pieds et éventuellement du merdier (sacs à dos, cartable, poussettes, bagages, enfants)
Quand le transport est plein et que tu vois qu’au fond, il y a de la place, tu peux placer un « vous pourriez avancer s’il vous plaît ? Y’a pleins de places là-bas ! » ou alors « Oh putain ! C’est pas Johnny au fond ? JE VEUX UN AUTOGRAPHE ! » Soit les moutons iront vers la place libre, soit ils vous prendront pour un(e) hystérique et vous laisseront passer.
Vous pouvez éventuellement jouer des coudes mais sachez que certains sont revanchards et ne manqueront pas de vous repérer à la sortie pour vous en mettre un dans les côtes. Et puis, même sans ça, les gens sont très cons par nature. Si on ne leur explique pas clairement la situation, même s’ils baignent dedans, ils ne comprennent rien.

• • La lutte pour obtenir ce qui nous revient de droit (paragraphe spécial femme enceinte, handicapé, vieux)
Souvent, enceinte jusqu’aux yeux, armé d’une béquille ou d’une canne, on obtient très facilement de la place. Soit parce que les gens trouvent ça trop mignon (les enfants mignons obtiennent facilement une place sans même la demander), soit parce qu’ils ont pitié.
Si vous n’arrivez pas à obtenir la compassion de votre prochain, réclamez cette place qui vous revient de droit, par la force s’il faut.
Vous pouvez vous asseoir sur le premier siège qui vient, même s’il est occupé. Si vous êtes enceinte, vous pourrez prétexte les hormones, le fait que vous êtes soucieuse pour votre enfant et que vous n’aviez pas fait attention. Vous pouvez même raconter votre vie ou inventer un truc super dramatique sur votre chien imaginaire. Faites fuir ce con qui occupe VOTRE siège !
Si vous êtes un vieux, vous pouvez jouer la sourde oreille et l’œil défaillant. Beuglez des excuses, bafouillez. Même si vous ne vous sentez pas encore comme un débris, jouez le jeu. On s’en fout qu’on vous prenne pour un déficient mental, vous voulez juste cette putain de place et ce connard de jeune la squatte. Elles vous font mal vos jambes non ? Ce petit con a toute sa vie devant lui avant d’avoir des problèmes de circulation !
Si vous êtes handicapé et que personne de chez personne ne vous a offert de la place ou même une petite aide pour monter dans le transport en commun, traitez tout le wagon de nazi et menacez quelqu’un au hasard de procès. Y’en a bien un qui va se sortir les doigts pour vous aider, de peur d’être votre prochaine victime.

• • La lutte pour sortir d’un putain de wagon/bus
Ne soyez pas timide ! Dites « pardon » ! Ca a l’air évident comme ça mais vous n’imaginez pas le nombre de personnes que j’ai vu rester coincer jusqu’à l’arrêt suivant parce qu’elles n’osaient pas déranger une petite connasse avec son iPod.
Pour les plus téméraires, vous pouvez foutre vos paluches sur les dos, les bras, les épaules qui vous séparent de la sortie. Normalement, sentir la main d’un inconnu sur eux va les faire dégager mais si ça ne fonctionne pas, vous pouvez pousser ou jouer des coudes. Privilégiez l’insertion de profil, en plus de vous assurer une pénétration maximum, c’est l’occasion de foutre un ou deux coups de pied « involontaires » dans les tibias des deux grosses vaches qui ont refusé de se pousser.

• • La lutte contre les cons (coups de coude et autres insultes de ceux qui en ont gros)
Il arrive que, malgré une attitude irréprochable et courtoise, vous soyez menacé, insulté, voire même malmené par d’odieux personnages. Selon votre gabarit/taille, nous vous conseillons au choix :
– de lâcher l’affaire et de descendre du transport en commun en niant le ou les gros teubés.
– de tenter la communication en expliquant en hurlant plus fort que votre interlocuteur qu’il s’agit d’un malentendu et que vous attendez des excuses.
– de jouer les Martin Riggs : « Un jour normal je t’aurait défoncé la gueule…. c’est un jour normal ! » Et BAM, un coup de boule.

Il peut arriver qu’un voyageur vous suive. C’est là qu’il est intéressant d’avoir de quoi surprendre ou immobiliser votre assaillant. Un peu de parfum dans les yeux, un stylo dans le bras, un coup de pied dans les couilles, un téléphone qui compose ultra rapidement le numéro de votre copain qui devrait se trouver sur le quai ou encore mieux : les flics. Lorsqu’il/elle (et oui, ça arrive aussi fréquemment qu’une gonzesse perde son calme et fasse son show) entendra que vous êtes en communication avec un flic et que vous le/la décrivez, si c’est juste le genre « kéké », il/elle va vite se calmer et se casser.

Rédigé par Pupuch

• • La lutte pour rentrer dans le métro. (parisien)
Matin comme soir, le métro parisien est rempli de gens divers et variés. (bobos, touristes, clodos, racailles, parisiens, vieux…)

Dans le cas où vous évitez les heures de pointes et sur des lignes « normales », vous attendez que le métro soit à quai, vous laissez les gens descendre et vous montez. Là, tout va bien.

Dans le cas où vous êtes en heure de pointe, vous adoptez la technique du rugbyman (peu importe votre gabarit) : vous laissez descendre les gens et vous vous battez contre les cons pour espérer avoir de la place. Si vous êtes vous-même un(e) gros(se) con(ne)s et que le métro est blindé, vous poussez dans le tas. Souvent, les gens dans la rame sont tellement effrayés à l’idée de ne pas descendre à leur arrêt qu’ils s’agglutinent devant les portes en laissant un mètre carré d’espace derrière eux…

• • La lutte pour trouver une place stratégiquement adéquate.
Quand vous êtes un aventurier de l’extrême (vous les prenez tous les jours), vous savez comment trouver la rame et la place pour ne pas être emmerder.

Voici les techniques pour chaque cas de figure :
– la sortie à la station finale : si vous connaissez l’endroit exacte de la sortie du métro à votre destination finale. Placez-vous dès le départ au niveau de la rame. Ainsi, vous éviterez de vous taper tout le quai et de slalomer entre les gens.
– la poussette : dans le bus et le métro, la poussette est un sport très pratiqué. Pour éviter d’avoir la mère de famille ou la nounou qui n’aura pas d’autres choix que de rouler sur vos pieds, éviter les endroits où une poussette peut y être stockée. Quitte à vous déplacer lorsque la poussette arrive ou prendre l’entrée de la rame opposée à celle qu’à choisi la conductrice de la poussette.
– Le groupe scolaire : souvent répandu en période de vacances, s’il arrive lors que vous êtes dans la rame, c’est foutu ! Vous n’avez pas d’échappatoire possible. Patientez en maudissant les accompagnateurs et les gamins qui vous regardent avec un air con.
Si vous êtes sur le quai, fuyez le plus possible le groupe. La sérénité de votre voyage en dépend.
– Le mendiant : si un mendiant arrive, vous aurez droit (au mieux) à un discours pré-formaté ou original. Dans tous les cas, il aura entre 20 et 50 ans, chômeur, clodo et alcoolique.
– Le clodo : rien qu’à l’odeur vous savez que c’en est un. Pas la peine de lever les yeux, vous aurez déjà vomi votre déjeuner comme tous les gens autour de vous. Si vous pouvez. Changez de wagon à la station prochaine. Sinon, pratiquez l’apnée et espérez qu’il descendra rapidement.
Si vous avez de la chance, un charmante demoiselle aura du parfum et ressuscitera le wagon après la descente du clodo.

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