Faites vous des amis

Récemment, je me suis fait la réflexion… « Suis-je heureux ? ». Eh bien, j’ai galéré à trouver la réponse, parce que j’avais du mal à y croire, mais je crois qu’on y est, on touche le bon bout : oui. Et sans exclamations, s’il vous plaît. Je suis heureux de ma vie, je suis heureux de la tournure des événements, je suis confiant, face à mon avenir, même si j’ai eu quelques déboires.

Je suis heureux de jouer dans un groupe de rock. Mon rêve était de faire du blues, bien sûr, mais je m’amuse tellement et je me sens tellement bien que j’en suis heureux.

Je suis heureux de ma vie amoureuse et sexuelle. Je ne suis pas en couple, et j’en veux pas, non merci. J’ai plusieurs amantes, et personne ne sait qui elles sont. Je vois venir mes détracteurs et détractrices sur ce sujet : « C’est parce que tu as honte ». Eh bien non.

Voyez-vous, j’ai compris un truc, il y a quelques mois : vivons heureux, vivons cachés. Pas par pudeur, ou par honte, mais parce que c’est pratique, c’est « convénient ». Personne ne sait, donc personne n’en parle. Personne n’a de ragot avéré à mon sujet, juste des rumeurs. Mais des rumeurs qui n’ont pas de vérifications, c’est pas intéressant, alors, les rumeurs me concernant relèvent plus du fantastique ou de la science-fiction, pour mon plus grand divertissement.

J’ai compris que si je voulais vivre avec plusieurs amantes (entre deux et cinq, sinon, c’est pas vivable), il fallait qu’elles aussi aient plusieurs amants. Sinon, c’est un coup à devenir fou, et jaloux. Bon, j’en ai bien connues quelques-unes qui me voulaient à elles toutes seules, mais souvent, c’était à cause de principes à la con-voitise et à l’in-con-gruence. A n’avoir que moi dans la liste de personnes à qui offrir son corps nu (comme la grosse Margot, mais nous y reviendrons plus tard), c’est un coup à devenir maboul, et à mal digérer que d’autres femmes m’accompagnent dans la moiteur des draps.

Je vous rassure, ça m’est arrivé, aussi, de ressentir ça. Parce que j’étais dans cette situation. C’est ça qui m’a fait comprendre que c’était pas cool, en effet, de n’avoir qu’une seule personne à étreindre, quand l’autre « nique tout Toulouse ».

Mais il y a aussi les autres, ceux qui veulent que tu vives un bon petit roman à l’eau de rose.

Non.

Là, je pousse un peu.

Plus sérieusement, il y a ceux qui veulent que tu sois heureux, i.e. que tu sois en couple. Stable. Installé. Heureux. La barrière en bois blanc (non, je suis con).

Ces gens là, y’en a deux sortes : ceux avec qui tu couches, qui te veulent pour eux seuls, et ceux qui sont en couple, ou qui aspireraient à l’être.

Tous ont une vision du bonheur, avec des œillères. Il n’est pas concevable pour eux d’être heureux avec un mode de vie différent du leur ou de ce qu’ils envisagent. Certains d’entre eux enchaînent les histoires foireuses avec beaucoup de rancœur à la clé, en espérant arriver à leurs fins.

Et cette fin, c’est de finir en couple, posé, avec LA personne qui t’aura fait changer d’avis. Mieux, même, qui t’aura fait changer. Tout court.

Parce qu’après tout, quand on se met en couple, on espère changer l’autre. J’avais lu à une époque « les femmes attendent des hommes qu’ils changent en quelqu’un de mieux que ceux qu’elles ont rencontré et sont tombées amoureuses, les hommes attendent des femmes qu’elles ne changent pas ».

Bon, après analyse autour de moi, je me rends compte que tout le monde veut faire changer l’autre.

J’ai trouvé la solution. La mienne. Celle qui ME va.

Ne pas faire changer l’autre, et l’aimer pour ce qu’il est. Même si y’a des trucs chiants. Je retiens les paroles d’Aspho : on apprécie quelqu’un pour ses qualités, on l’aime pour ses défauts. Je suis pas complètement d’accord, mais c’est plutôt ça, en effet. On prend quelqu’un complètement, et pas seulement par les hanches. Arf.

Mais revenons à un autre sujet, le bonheur.

J’ai remarqué que les autres, ceux qui m’entourent (enfin pas tous, hein), sont mieux à même de savoir ce qui est bon pour moi, comme mode de vie, comme vie sexuelle, comme vie amoureuse. Parce qu’ils en ont le sentiment. Ils pensent avoir raison. Bien sûr, ils insistent sur le fait que c’est SEULEMENT LEUR point de vue. Mais quand même, quelque part, ils se persuadent d’avoir raison. Un exemple datant d’aujourd’hui : « Je dis simplement les choses telles qu’elles me semblent être » (Auteur censuré pour des raisons loufoques).

Et dans ce cas, j’aimerais dire que c’est vrai. Mais comme tous les autres, cet auteur est persuadé qu’il a raison, et que c’est la seule façon de penser. Bien sûr, il écoutera votre façon de voir les choses, mais n’en démordra pas, et restera convaincu que vous ne serez jamais heureux comme vous l’êtes, même si vous l’êtes. Hé oui, mon vieux, mais après tout les gens savent mieux que toi ce qui est bon pour toi.

C’est d’ailleurs un comportement qui se retrouve dans la pub, dans le marketing. Des shampoings sans ammoniaque, c’est mieux ! Mais on blinde d’autres produits pire que tout. La télé écran géant, c’est mieux que ce que t’as, de toutes façons, ce que t’as, c’est naze, tu ne peux pas être heureux comme ça, ARRETE TU MENS ! C’est pas possible d’être heureux sans home cinema.

Bien sûr, on peut décliner ça à n’importe quel produit.

C’est malheureusement un comportement qui ne s’applique pas qu’au cul et au bonheur. On m’a souvent pris la tête (depuis 10 ans, quand même) sur le fait que je jouais de la basse au médiator, chose qui ne se faisait pas, apparemment (mais alors, pourquoi on vend, aussi, des médiators pour basse ?). On me disait que ma guitare jazz ne devait pas faire autre chose que du blues et du jazz, et pas servir à faire du metal, comme j’aimais le faire, et parce que le son était cool. Demandons à ceux qui m’écoutent jouer, et qui n’y connaissent rien : ils aiment bien, et pas seulement parce que c’est moi que je fais la musique.

Mais alors, je ne dois jamais écouter personne ?

Eh bien si, mais j’écoute seulement ceux qui sont des spécialistes. Je vais écouter mon médecin, pour ma santé. Je vais écouter mon garagiste, pour ma voiture. Je vais écouter les profs que j’ai pu avoir pour la guitare (qui approuvaient mes façons de faire, l’essentiel étant d’avoir un bon son et des mains en bon état, au final). Mais je ne crois pas qu’il y ait un expert/docteur/diplômé en bonheur. Donc je ne vous écoute pas.

J’ai pu observer qu’on me faisait souvent offense de mon refus d’écouter, parce que je suis apparemment quelqu’un qui aime bien la contradiction. En fait, je pense qu’il serait plus approprié actuellement de dire que je n’écoute pas ce qui n’est pas moi. Qui mieux que soi-même, en effet, pour savoir ce dont j’ai besoin, et envie ? Mes amis bienveillants, et inquiets pour moi ? Je vous remercie de votre attention et de vos inquiétudes (si. Je suis sérieux), ça me fait chaud au cœur, mais vous-mêmes, n’en faites-vous pas à votre tête quand on n’est pas d’accord avec votre façon de penser ?

Mon argentin favori est un ami, un très bon ami. Nous avons les mêmes goûts sur pas mal de choses. Nous avons l’esprit tordu, tous les deux. Nous ne vivons absolument pas de la même manière. On s’aime. Mais des fois, j’ai pu remarquer que nous avions des désaccords. Lui a sa vision des choses (biaisée). Moi j’ai ma vision des choses, aussi (eésiaib). Nous n’en démordons pas, nous comprenons ce que l’autre pense, mais nous ne changeons pas d’avis pour autant. Et ça me va. Je pense qu’à lui aussi. J’espère.

Aussi, je ne sais pas tout. Je demande donc, des fois, autour de moi, histoire de me faire une idée, un avis. Le piège dans lequel tombent la plupart de mes interlocuteurs est de me donner une idée, une vision, pour que je m’y colle, et que je les rejoigne. Quelle déconvenue quand ils voient que je ne suis pas à 100 % transformé à leur point de vue ! Mais ça se comprend. C’est comme quand on a un client qui vient vous voir, perdu, en voulant qu’on le conseille. Vous voudriez qu’il achète un produit en particulier. Mais le client va partir peut être avec autre chose. Résultat : vous avez les glandes, parce qu’il ne vous a pas suivi à fond pour le produit en question.

Mais réfléchissons. Le client a bien acheté quelque chose, non ? Et il est venu vous demander conseil, non ?

Conseil. Con-seil. Pas que vous fassiez ses courses à sa place. Un conseil est un aiguillage, une direction donnée. Libre à lui de ne pas la suivre, non ?

Alors pourquoi l’avis des amis, on peut en tenir compte, mais on n’a pas le droit de ne pas le suivre ? Parce que ça fait mal à l’ego, c’est tout. On se complaît à dire aux autres ce qu’ils doivent ou devraient faire, mais c’est pour qu’on construise un monde tel qu’on voudrait le voir. J’ai compris très tard que je ne pourrai rien changer autour de moi, mais juste faire germer une idée. Au final, c’est moi qui m’adapte, parce que une personne qui s’adapte, c’est moins chiant et laborieux que de faire s’adapter le monde entier.

Tiens, en parlant de chiant, parlons de la prise de tête. Le sport national. Le numbair ouane de l’activité de couple et d’amis.

Les gens qui demandent en permanence pourquoi leur amoureux(se) est encore avec eux (parce que si ça ne leur convenait pas, il ne resteraient pas?)

Ceux qui se demandent si l’autre les trouve toujours beau et baisable (ça bande encore ? Ça mouille encore ? Pourquoi tu te poses la question, alors?).

Ceux qui stressent parce qu’ils font une soirée, ils ne savent pas si y’aura assez à boire, et se demandent s’ils vont pas acheter plus, en fait (ça dépend, tu tiens à payer des coups à tout le monde ? Si oui, y’a pas de problème, alors. Sinon, ils vont ptêtre amener à boire, ou bien, on boira moins, ou alors ils partiront plus tôt, mais ce sera pas une grosse perte, dans ce cas).

Les exemples sont pléthore.

J’ai pris un gros virage dans ma vie : Ne plus me prendre la tête pour des trucs qui ne le méritent pas. Non, en fait, ne plus me prendre la tête. Tout court. Traîner avec des gens sains, qui ne se prennent pas non plus la tête. Attention ! Ça ne veut pas dire « Ne rien branler ». Exemple pratique : on fait la bouffe entre potes. On vient demander si y’a besoin d’aide. Si y’a pas besoin d’aide, on demande ce qu’on peut faire en attendant. Si on me dit « rien, va t’asseoir », j’ai aucun scrupule à m’asseoir, je fais ce qu’on m’a dit.

On dit du mal de moi ? Très bien. Grand bien leur fasse. Mais je me répète. Qu’ils aillent cracher le venin, ça ne me regarde pas, et ces gens-là n’ont rien à m’apporter. Et si certains écoutent, et y croient, ils ne m’intéressent pas non plus. Mes amis se sont fait leur opinion sur moi, seuls. Certains ne me supportaient pas, il y a plusieurs années, et maintenant m’apprécient, et des fois, me prennent dans leurs bras, en me disant qu’ils sont heureux d’évoluer avec moi, entre autres. Certains disent que j’ai grandi. J’aimerais bien, je galèrerais moins pour attraper mes saladiers dans l’étagère. Bref, on dit que j’ai mûri.

Ça expliquerait pourquoi j’ai la peau de la bite qui a plus de plis qu’avant.

Mais on s’égare. Décidément !

Qu’on soit fixés (avant que je ne m’interrompe moi-même) : je voulais écrire cet article depuis plusieurs semaines, même depuis plusieurs mois. Récemment, j’ai pu me rendre compte qu’on pouvait utiliser sa plume à mon égard. Ça m’a fait plaisir, d’un point de vue littéraire, mais ça m’a tellement déçu, tant le discours était empreint de fautes. De jugement, s’entend.

Mais de toutes façons, je sais que ce que j’ai couché ici sur le pixel n’est pas voué à être écouté, et encore moins (Chtulhu nous en préserve) à faire changer d’avis, me concernant. C’est plus un nota bene à l’égard de tous ceux qui pensent détenir la vérité. Qui pensent que j’ai besoin d’aide. Que je suis mal dans ma peau, que je refuse l’aide qu’on me propose, que je mords la main qui me nourrit. Que je montre mon cul à ceux qui m’offrent leur cœur.

D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le dernier pavé dirigé, écrit par quelqu’un qui a un très bon français, une belle syntaxe, mais malheureusement, une mauvaise interprétation. Je ne serai pas salaud, et je ne dirai pas son nom, je pense qu’il veut rester peinard, n’ayant pas pris le soin de dire qui il était. Mais WordPress et Facebook sont de bons délateurs, désolé, mon gars (même si tu t’es dénoncé comme un grand).

Je pense qu’il est temps de faire un beau commentaire de texte, en ne respectant pas du tout les directives du baccalauréat, parce que c’est comme le code de la route, si je dois refaire un exercice de français ou de philo, je me planterais méchamment.

Petit rappel des faits :

Anonyme 30 juin 2012 à 1:13

Palingénésie

Je, François Villon, Hadrien S.

Je suis un homme en pleine possession de ma force. Je suis jeune, intelligent : tous les espoirs me sont permis et je compte bien tous les décevoir. Je n’ai pas eu un vécu facile. J’ai perdu ma mère au berceau de l’enfance. Et toute ma vie durant, je la rechercherai. Dans les femmes, dans mes pas maladroits, dans ma vie en parchemin.

Je, François Villon, Hadrien S.

Je suis fou, je suis sage, je n’ai peur de rien et le tout m’écrase. J’échappe à la vie pour oublier que la vie échappe. Vous me sermonnez, vous me critiquez, vous fulminez. Vous savez que je pourrais devenir un homme honnête et droit, faire ces choix là. La beauté et la lumière. Mais cela n’a pas de sens. La vie est violence, la vie m’insupporte et votre soleil m’aveugle : je n’y vois bien que dans l’obscurité.

Je, François Villon, Hadrien S.

Je tente de marcher droit et me retrouve au sol. Je m’enivre de rires, de boissons et de sexe. L’ivresse est là, l’ivresse me consume : l’ivresse est moi, je suis l’ivresse. Je m’étourdis dans les chairs et les odeurs des corps et je bois la sueur libidineuse et indolente sur le dos d’une amante au désir assouvi. Seulement, quand je suis perdu au cœur de ma nuit et quand il fait trop noir, j’enfouis mes questions, mes angoisses et mes doutes au cul de la grosse Margot. Car à chaque fois que l’on me tend la main, je trébuche et vacille : je n’y vois bien que dans l’obscurité.

Je, François Villon, Hadrien S.

Que ceux qui me méprisent s’adressent à mon cul et que ceux qui m’apprécient ne s’approchent de trop près. Je suis celui qui est et a toujours été. Je suis un ange déguisé en démon, un être déchu du bon vouloir de Dieu. Je suis cet homme en quête de sens et qui n’en trouve aucun. Sourd à vos recommandations, aveugle à vos prières, il est inutile de vouloir m’aider : je n’y vois bien que dans l’obscurité.

Bon, hormis les fautes, ici corrigées, à « m’enivre » et « consume », c’est bien écrit.

Mais, au fait. Allons au fait.

« Palingénésie »

Bien, à ce que j’ai compris, il s’agirait d’une renaissance. J’ai lu l’article Wikipedia, donc ça doit forcément être vrai.

Il est ensuite question de François Villon. Un poète du Moyen âge, ayant eu pour œuvres majeures Le Lais, Le Testament, et la Ballade des Pendus. C’était manifestement un type indiscipliné, ayant tué un prêtre lors d’une rixe, et qui a passé pas mal de temps à être banni, même si relaxé le plus souvent. Ce fut un misérable, ayant échoué à accéder à la cour de Charles d’Orléans, et fit un séjour en prison. Oui bon, en bref, c’était un petit con. Je comprends la comparaison, bien que je la trouve quelque peu à côté. En effet, j’aime penser que ça a un rapport avec La Mascarade, étant donné que je me reconnais dans le clan des Brujah (ET JE T’EMMERDE, NICO, JE SUIS BRUJAH, NA ! ET KULA WORLD C’EST UN JEU DE MERDE !). Mais l’auteur de ce petit texte rythmé par ce « Je, François Villon, Hadrien S. » ne joue pas à Vampire, donc c’est pas drôle.

Il est écrit que je compte bien décevoir tous les espoirs qui me sont permis. Si tout ceci a un rapport avec mon ascension sociale, je ne me sens pas concerné. En effet, j’ai dû refaire plusieurs fois mon parcours studieux, et actuellement, malgré le fait que j’étais promis à une entreprise, le destin m’a craché à la tronche. Je ne perds pas espoir, quitte à devoir refaire un tour de roue à chercher un taf pour l’année à venir et refaire la même chose que l’an passé. J’ai pas peur, ça me gonfle un peu quand même de ne pas accéder aux études que je veux actuellement faire, mais bon, j’avais pas de chance sur ce coup.

« Je n’ai pas eu un vécu facile. J’ai perdu ma mère au berceau de l’enfance. Et toute ma vie durant, je la rechercherai. Dans les femmes, dans mes pas maladroits, dans ma vie en parchemin. »

En effet, j’en ai chié sur certains points, mais j’ai eu une enfance heureuse et riche en émotions et en découvertes. En revanche, je tiens à dire que j’ai perdu ma mère au berceau de l’adolescence, quelqu’un ayant pris son rôle très rapidement. Et ce, avec beaucoup d’engagement, ce qui fait que je n’ai jamais ressenti de manque affectif à ce niveau. J’ai longtemps cru que si, et à force de l’entendre dire alentours, je m’en suis persuadé. Je ne cherche pas(plus) ma mère, du moins pas plus que les hommes cherchent une mère et les femmes cherchent un père. Si déjà elle suce, c’est pas mal. Pour ce qui est de mes pas, je marche droit, en me tenant bien, parce que j’ai pris du muscle, et je sais où je vais. Ensuite, entre nous, je trouve que le parchemin, c’est joli.

« Je suis fou, je suis sage, je n’ai peur de rien et le tout m’écrase. J’échappe à la vie pour oublier que la vie échappe. Vous me sermonnez, vous me critiquez, vous fulminez. »

Effectivement, la vie nous échappe à tous, mais ça, je l’ai bien en tête. Pour ce qui est de la critique qu’on me fait, ma réaction est sans prise de tête : un beau doigt d’honneur sur chaque main, et un sourire bienveillant sur mes joues, plissant mes yeux légèrement.

« Vous savez que je pourrais devenir un homme honnête et droit, faire ces choix là. »

A ce qui me semble, je suis honnête et droit. Ma mauvaise foi touche des sujets artistiques ou vidéoludiques, mais c’est pour le troll, ça.

« La beauté et la lumière. Mais cela n’a pas de sens. La vie est violence, la vie m’insupporte et votre soleil m’aveugle : je n’y vois bien que dans l’obscurité ».

La vie est violence, bien sûr, nous ne sommes pas à Disneyland, mais la vie est belle, et des fois la violence est belle (je vous invite à regarder FF Advent Children Complete, vous comprendrez). J’y vois bien dans l’obscurité, au sens propre, parce que mes yeux ont mangé beaucoup trop de soleil, quand j’étais gamin, et actuellement mangent trop de PC. Sur le plan de la métaphore, je me fonds bien dans la violence de la vie qui m’entoure, et la preuve, je n’ai plus de soucis. Je n’ai plus peur de me déplacer dans Toulouse la nuit, même si je suis habillé en drag queen. Je suis bien dans mes pompes et confiant. Ca explique pourquoi on me laisse passer, maintenant, sans me chercher la merde, malgré mon mètre soixante dix.

« Je tente de marcher droit et me retrouve au sol. Je m’enivre de rires, de boissons et de sexe. L’ivresse est là, l’ivresse me consume : l’ivresse est moi, je suis l’ivresse. Je m’étourdis dans les chairs et les odeurs des corps et je bois la sueur libidineuse et indolente sur le dos d’une amante au désir assouvi. »

Là, j’avoue, je comprends pas, je suis capable de marcher droit, au propre et au figuré, et je le fais. Oui, j’aime boire, avec mes amis, j’aime le sexe, les corps nus, sentir la cyprine et le foutre parce qu’avec quelqu’un nous avons baisé à nous en faire péter les artères. Des fois, c’est violent, des fois non. Certaines m’aiment doux. Certaines m’aiment dur (et pas que de la bite). Certaines veulent ou aiment que je les morde, que je les attache, que je les gifle, les fesse, les serre, les tienne par les cheveux, les traite de tous les noms. Et d’autres me veulent tendre. Et j’aime ça aussi.

« Seulement, quand je suis perdu au cœur de ma nuit et quand il fait trop noir, j’enfouis mes questions, mes angoisses et mes doutes au cul de la grosse Margot. Car à chaque fois que l’on me tend la main, je trébuche et vacille : je n’y vois bien que dans l’obscurité ».

Et c’est là qu’on se trompe. J’aime baiser, point. C’est pas une façon pour moi de me voiler la face. Mon père pensait ça, et je l’ai cru. Mes amis pensaient ça, et je les ai cru. Mais plus maintenant. J’ai compris que ça m’allait de vivre comme ça. De consommer beaucoup de sexe. Je suis d’ailleurs rayonnant.

Ensuite, cher auteur, je trouve pas ça gentil pour la « grosse Margot ». Je ne sais pas qui est visé par ce sobriquet ridicule, mais c’est quand même de très mauvais goût. Ensuite, si on me tend la main, je la prends si elle peut m’amener à quelque chose qui m’intéresse. Des fois, on pense que j’ai besoin d’aide. J’ai besoin qu’on arrête de penser qu’on peut m’aider, parce que je vais bien, et que je me gère comme un grand garçon. Si, si, je te jure. Je ne mords pas la main qui me nourrit, j’ai juste déjà mangé, alors, je la lèche un coup, histoire de faire comprendre que j’apprécie vraiment l’intérêt qu’on me porte, mais que je me porte bien.

« Que ceux qui me méprisent s’adressent à mon cul et que ceux qui m’apprécient ne s’approchent de trop près. »

Effectivement, j’emmerde ceux qui m’emmerdent. Quoi de plus naturel, je ne vais pas me forcer, non plus. Quant à ceux qui m’apprécient, ils peuvent m’approcher. La preuve, on m’a approché, et j’ai mordu personne. J’ai même des amis. Et même qui ne me prennent pas la tête. Comme quoi…

« Je suis celui qui est et a toujours été. Je suis un ange déguisé en démon, un être déchu du bon vouloir de Dieu. Je suis cet homme en quête de sens et qui n’en trouve aucun. Sourd à vos recommandations, aveugle à vos prières, il est inutile de vouloir m’aider : je n’y vois bien que dans l’obscurité. »

Rhââââ oui, tremblez, mortels ! Je viens jusque dans vos bras égorger vos fils, vos compagnies d’assurance. Mais on arrive enfin à un sujet : il est inutile de vouloir m’aider, quand je vais bien. Louis XIV disait lui-même : le mieux est l’ennemi du bien.

Alors oui, je vous vois venir, bande de petits surfeurs du web de l’internet, vous vous direz « mouais, il est bien gentil, mais justement, en écrivant ceci, il montre clairement qu’il a besoin d’aide/qu’il est pas heureux/que sa vie ne lui convient pas…..(rajoutez la mention qui vous plaira) ».

Je trouve ça dommage, mais encore une fois, je ne compte pas vous faire changer. C’est pas grave. Aussi, vos recommandations et avis à venir, vous vous doutez que je vais pas forcément les écouter. Et vous vous complairez de dire que c’est par orgueil, et pas par honnêteté. D’un côté, c’est plus facile à avaler que d’admettre que vous avez tort, malgré vos bons sentiments.

Buvez un grand verre d’eau, maintenant, l’article a été long.

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