J’aime les Orties !

Les Orties sont deux sœurs jumelles Antha et Kinçy âgées de 22 ans et faisant du rap hardcore. Elles sont originaires de la région parisienne et ont été bercé par le metal (néo à plus extrême), de la zik gothique, du rock, du grunge et du rap hardcore. L’originalité de ce duo réside dans le fait qu’elles sont grandes, blanches comme un cul et arborent un le look sombre propre aux metalleuses et/ou Gothiques. Au niveau des textes, les thèmes concernent la mort, la drogue, la condition féminine (version trash), la violence et les gros cons de rappeurs. C’est trash, vulgaire et ultra-violent !

Elles sortent en 2010 un bootleg de 4 titres qui pose les premières pierres du groupe. Elles commencent à se faire connaître avec le titre Cannibales. Le clip est un mixte entre un ceux du rap et des bonnes vieilles vidéo goth. Les filles se baladent avec deux racailles, les collent dans un coffre de voiture pour les buter dans une forêt. L’univers est volontairement décalé et très sombre.

On retient également le titre La Boom, qui raconte les soirées fortement alcoolisées et droguées des booms parisiennes. Le son est plus froid et calme que Cannibales, mais les paroles sont glauques et cyniques. Visuellement, le clip est très bien réalisé. Les jumelles déambulent dans une boom organisée lors d’une soirée de deuil. Les jeunes ont la vingtaine, se pelotent, s’embrassent tout en picolant et en se défonçant aux drogues dures.
(malheureusement, c’est le reflet de certaines soirées parisiennes actuelles où la drogue est fortement consommée)

En juin, elles ont sorties le titre Plus Putes que toutes les Putes. Comme son nom l’indique, elles se prennent pour des Putes ultra-trash. Le clip est très violent, mais garde un beau visuel comme pour ceux tournés en 2010. Les jumelles font le tapin dans un bois qui fait penser à celui de Boulogne tout en ayant le nez qui saigne : résultat d’une consommation intempestive de cocaïne. Elles nous donnent une leçon acide sur la condition féminine, les relations avec les hommes, l’argent et le sexe. On les voit se défoncer à la coke et on retient le fameux refrain : « Je m’en fous du 69, je veux juste du 666 ! »

En attendant la sortie de leur premier album à la fin de l’année, Orties s’est amusé à faire un cover du dernier titre de la mère Gaga : Judas. Le titre est plus electro que rap, mais ne connaissant pas le titre original, je ne pourrai pas être objectif sur cette reprise. Les jumelles font une virée en voiture décapotable avec un gamin qui doit avoir environ 10 ans. Elles rêvent de le tuer, mais jouent quand même avec des my little pony avec le gamin. On se demande si le garçon n’a pas été kidnappé, car il tire la gueule durant tout le clip.

Source :
Interview d’Orties
Fan page FB

Clips à voir :
Cannibales
la boom
Plus putes que toutes les putes
Judas

Le dimanche ciné de TF1, LOL

Proposé par Boudin

En fait, on passe au numérique. Du coup, les gens qui n’ont pas la télé avec internet, ni de décodeur TNT, ni une télé écran plan dernier cri ont, en théorie, plus d’images à la télé. Et ben non. On a encore TF1 ! Du coup, on se rince le cerveau à coup de « 12 coups de midi », « Une famille en or » et « La roue de la fortune ». Du coup, dimanche soir, c’était « LOL ».
Bon, si vous êtes malins, vous pouvez comprendre qu’en fait, dimanche on avait encore les 6 chaines et que donc, c’est de mon plein gré (et en forçant l’homme qui paye le loyer) que j’ai re-regardé ce film.
J’ai dit sur le wall que c’était facile d’écrire sur ce film parce qu’il est pourri et qu’on peut facilement se moquer. Mais en fait, ça me fait chier de faire un truc trop facile, j’aime bien m’emmerder pour rien. Donc je vais vous faire une liste. (Oui, bon, j’aime bien les trucs compliqués mais pas trop non plus hein).

1- A un moment Lol (oui parce que la fille elle se fait appeler Lol), ben, elle partage sa sucette avec Maël et après elle colle le papier de la sucette dans son agenda (et elle dessine un coeur en dessous). Donc, Lol ne jette pas ses papiers partout, Lol recycle, Lol est écolo.

2-Lol pour son anniversaire elle couche avec Maël. Sauf qu’il a un souci au zizi. Alors du coup, elle lui dit que c’est pas grave et tout et elle l’aime quand même. Puis elle s’endort tout contre lui. Lol fait de la prévention contre les troubles de l’érection et ça, c’est plutôt sympa de sa part.

3-Dans LOL, les personnages sont des gens vrais. Moi aussi ma meilleure amie, elle se touche devant sa webcam pour un inconnu qui est en fait un mec de sa classe et que du coup elle couche avec lui dans les toilettes alors qu’elle est au lycée. Lol traine avec des trainées, elle s’en fout un peu du regard des autres. Un vrai beau message pour nos amis les adolescents !

4-Lol elle part en Angleterre avec sa classe. Et ils mangent tous des trucs dégueux (bon ok, ça, ça peut se passer vraiment en vrai). MAIS SURTOUT la famille d’accueil de Lol est composée d’une petite fille habillée en Lady Di (et qui se prénomme Diana) et d’une maman qui a une collection impressionnante d’assiettes avec la gueule de l’ancienne princesse. Lol ne stéréotype rien et ne se fout pas du tout de la gueule de nos amis les anglais. C’est bien d’avoir de bons rapports.

5-Ah oui et elle arrive bien à se faire passer pour la cousine anglaise sourde et muette de Maël (son mec, pour ceux qui ne suivent pas). Non mais les anglais sont peut-être un poil plus naïfs. Les rapports anglo-français toussa…

6- Lol, elle aime un mec qui chante de jolies chansons avec une guitare. Il est trop cool parce que son papa il veut pas qu’il joue de la guitare. Alors du coup c’est Lol qui lui garde sa guitare et même qu’elle fait de la pub pour les concerts du mec. Lol c’est trop une punk.

Je voulais arriver à 10 bonnes raisons, comme dans 10 Bonnes raisons de te larguer (très bon teen movie avec feu Heath Ledger) de regarder Lol, mais j’y arrive pas.

Edit BFSTCK

7- La jeunesse décrite dans ce chédeuvre est tout à fait représentative du lycéen français moyen en 2009 : une tignasse, une veste en cuir, un groupe de rock, un irrespect total de la hiérarchie scolaire, une ville (Paris), des parents pétés de thune, en somme, un BB Brune.

8- Ce film se veut être un reflet de La Boum version moderne. Le seul détail qui n’a pas changé en 30 ans, c’est peut-être bien la beauté de Sophie Marceau (la maman de Lol). Bombe un jour, bombe toujours.

9- Lol fume des joints mais ne veut pas que sa mère le sache. Pendant ce temps, la mère fume des joints (et même avec un keuf) mais ne veut pas que sa fille le sache. C’est beau.

Hin hin hin, de la bombe de beuh !

C’est tout pour le moment. En fait, je sais pas si c’est possible d’arriver à 10.

L’homme à la moto

Le net permet de faire des découvertes magiques…

Ma dernière trouvaille est cette sublime interprétation de l’homme à la moto d’Edith Piaf !

Que dire ? Si vous avez été courageux(se) comme moi, vous avez tenue jusqu’à la fin : vous aurez apprécié les lunettes de soleil, le polo bleu turquoise(avec le col relevé, car ça plus « stilé ») et le dessin d’enfant accroché au mur au fond à droite.

Pour l’interprétation en elle-même, une version a capela aurait été plus judicieuse.

Comme je suis gentil et que j’aime beaucoup Edith Piaf : voici la version originale

P.S :

Après de minutieuses recherches, ce benben203 a une chaîne youtube avec de sublimes interprétations. Mention spéciale pour Waterloo et la cucaracha.

Guide de survie au travail 1/3 : faire et pas faire

Idée de Pupuch, rédigé par Miloon, aidée par Tugs

Ah le monde du Travail ! Quel univers féérique de majesté et de prestance ! Mais qu’est-ce que je raconte… Le monde du travail, c’est la jungle, c’est Platoon ! Si tu veux survivre (et ne pas périr dans les Flammes de France Telecom), éviter de te faire virer ou carrément gravir les échelons pour devenir PDG, il te faudra user de malices et d’astuces.

•• L’arrivée au travail le matin.
Il faut savoir se montrer sociable mais pas trop. Les « check High Five » avec la comptable rigide, faudra penser à éviter. Passer son chemin et nier la présence de l’assemblée comme un rustre aussi. Pour les amateurs de bonne chair, nous ne préciserons jamais assez qu’une claque sur le cul est synonyme d’agression sexuelle et non d’une salutation. Evitez de le faire, même à une charmante collaboratrice que vous avez sauté pendant une Corporate Partouze de séminaire ; la garce pourrait s’en servir pour vous coller un procès de harcèlement sexuel pour pouvoir s’acheter une nouvelle voiture.
Un « Bonjour » avec un sourire, c’est ce qu’il y a de plus neutre et de plus apprécié.

•• Entretenir une hygiène corporelle impeccable
On sous-estime trop l’hygiène corporelle. Et pourtant Papa Noël sait combien c’est important lorsqu’on côtoie les mêmes personnes 38h par semaine au bureau et parfois plus quand on les a à côté de nous à la cantine ou au restaurant.
Aussi, on fait attention à son haleine. On veille bien à ne pas puer l’âne décédé sous les aisselles. Mesdames, mention spéciale pour celles qui se maquillent mais qui omettent d’enlever les croûtes dues à la nuit passée et autres cacas d’oeil blanchâtres qui se remarquent encore plus avec du khôl noir autour des yeux.
Et l’hygiène des oreilles, c’est loin d’être une option. Combien d’heures n’ai-je pas perdues à fixer le miel dans les esgourdes de mon patron à ne rien entendre de ce qui se disait en réunion ? Résultat : j’ai rien retenu et mon boss a perdu 20 pts en crédibilité.

•• Éviter les ambiances Drama ou Soap Opera
Et la première des règles élémentaires c’est, évidemment, de ne pas baiser la femme d’un collègue ; ou pire, du boss. S’il est vrai que les Promotions Canapé ne sont pas que des légendes urbaines et qu’il est très facile d’obtenir un poste bien payé à rien foutre avec un titre qui en jette, il est tout aussi facile de s’attirer des emmerdes en jouant à touche-pipi avec la mauvaise personne.

•• Éviter de provoquer les ambiances de merde
Parler sur le dos d’un gars dont tu as entendu parlé, dire qu’il est con sans jamais lui avoir parlé, l’insulter de tous les noms, et t’apercevoir que depuis le début, il était dans la salle de pause où tu fais ton show depuis 10min. Et oui, faire son kéké, ça peut facilement porter préjudice. D’autant qu’avec la poisse que t’as, ça sera un de tes sup’.
Bravo Champion !

•• Parler de sa vie : quel sujet ?
Dans les discussions, il y a souvent des sujets à éviter, comme la politique et la religion. Le monde n’est pas homogène et il sera donc normal de tomber sur des collègues qui n’auront pas la même vision du monde que vous. Pourquoi croyez-vous que les sujets les plus souvent évoqués sont le sport et les gamins ? On ne prendra pas autant de risques à parler du match de la veille ou de la prouesse de Junior qu’en évoquant son opinion sur un parti politique. Et surtout, soyez vigilants : les flamands ne votent pas tous pour la NVA, les ouvriers ne donnent pas tous leur voix à Lutte Ouvrière ou le PS et le jeune qui pue la weed à 50m ne prend pas forcément parti pour Ecolo. L’habit ne fait pas le moine !
Et pour la religion, c’est pareil.

•• Parler de sa vie : la juste mesure
Éviter de donner trop de détails. Ça pourrait se retourner contre vous.
Déjà parce que les gens aiment penser à la place des autres. Ça te ferait chier qu’on t’explique que si, jeudi, tu peux faire des heures sup’ parce que c’est le seul soir où t’as pas rendez-vous ou que t’as qu’à venir bosser au bureau samedi pour finir ce dossier. Après tout, ta moitié part en vacances alors t’auras que ça à foutre.
Ensuite parce qu’on peut plus facilement te griller quand tu cherches un peu de calme. Lundi c’est le premier jour de soldes et t’as un rhume ? Comme par hasard. Pourtant, si t’avais pas gueulé sur tous les toits que t’attendais ça avec impatience, on y aurait cru. Tu te sers de ta maladie pour ne pas aller à un repas chiant ? Ouais mais du coup, le resto annuel payé aux employés, tu peux mettre une croix dessus. Tu peux pas t’as piscine ? C’est con, Maurice non ; du coup, c’est lui qui aura la promotion grâce à son éternel dévouement.

•• Vie privé/Vie professionnelle sur internet
La secrétaire s’est encore trompé sur un contrat ? Le responsable export sent la choucroute ? Même le boss fait des conneries qui t’énervent mais qui font rire tes copains quand tu leur racontes ta journée ? C’est bien mon chou, c’est normal d’avoir besoin d’extérioriser tes sentiments mais fais attention à ce que tes ragôts ne se retrouvent pas sous les yeux du boss ou des intéressés. Au quel cas, les foudres de Thor s’abattront sur ta mouille !
Également, fais attention à ta réputation online. Même si la plupart des internautes se cachent derrière une identité secrète, il est très facile de retrouver quel pseudo est affilié à Jean-Christophe Michu, fan de rock, membre du cercle des « Joyeux buveurs de bières ». Aussi, si tu es un gros troll sur internet, même si tu es l’être le plus mielleux du monde au bureau, ça va jaser sec derrière ton dos. Les gens ne comprennent pas tous le second degré et ne te connaissent pas forcément aussi bien que GrosseSalope18 ou LikeDickhead72. Certains propos mal interprétés pourraient te coûter ce privilège sacré d’avoir accès au délicieux café de la secrétaire.

La suçothérapie…

La suçothérapie est une nouvelle pratique pour sauver un couple en détresse.

Dans le cas ici présent, le jeune couple vient d’avoir un bébé et le papa a du mal à trouver sa place dans le trio mère – père – bébé.

Ce fait n’est pas nouveau lors de l’arrivée d’un enfant, l’amour étant distribué pour deux personnes : la rivalité concubin-enfant est normale. (en tout cas souvent constatée)

De ce fait, le père ne trouvant pas sa place, se met à l’écart et à des doutes sur l’amour qu’il a envers sa compagne. Ce « trouble » peut s’exprimer par plusieurs biais : refus de l’enfant, refus de la femme, relation avec une autre femme, relation avec un autre homme…

Mais au final, le simple fait de baiser permet de remettre le couple sur les rails.

Donc la suçothérapie pour ou contre ?

Rien à déclarer : il est bien ce film

Ne reculant pas devant l’adversité, je viens de mater à l’instant le second film de Danny Boon : Rien à déclarer. Pensant voir un navet monumental et un peu lourd comme Bienvenue chez les Ch’tis : j’ai été agréablement surpris.

Spoil à fond à partir de maintenant !!!

Dans mon souvenir, je ne crois pas que ce film ait aussi bien marché que le premier, malgré une publicité importante. Mais bon, on s’en fout. Alors pourquoi qu’il est bien ce film ?

L’histoire.
Le scénario est basique et la fin prévisible. Nous sommes en 1993, la frontière franco-belge va être ouverte (comme pour le reste de l’Europe), les douanes vont être fortement réduites et les douaniers des deux frontières vont devoir travailler ensemble. Le hic est que Poelvoorde est un gros con de nationaliste belge haïssant au plus haut point les français. De l’autre côté, vous avez Boon qui est amoureux de la sœur de Poelvoorde, mais en cachette. Lors de l’ouverture des frontières, les deux compères douaniers vont devoir travailler en équipe et sauver l’Europe des méchants trafiquants de drogue. Bien évidemment, ils arrêtent les vilains méchants et Boon aura l’autorisation de se marier avec la sœur de Poelvoorde !

L’humour.
A défaut du précédent film de Boon, l’humour n’est pas trop beauf et on rit facilement aux vannes un peu lourdes. Certes, le fait que je sois un fan de Poelvoorde facilite les choses. Il joue très bien son rôle de gros raciste belge et a des mimiques de taré.

La géographie et l’astronomie.
On apprend que les frontières peuvent être modifiées uniquement par le déplacement des panneaux les indiquant. Ainsi que les étoiles sont belges, qu’elles font le tour de la terre la journée et qu’elles reviennent en Belgique le soir pour dormir. Concitoyens français, je vous rassure de suite. Nous avons négociés avec les belges pour avoir le soleil.

Le sexe.
Le sexe est souvent présent dans le film, que ce soit par les tenues affriolantes des femmes (cf. les jupes de la tenancière du No man’s land). De plus, on voit les tétés de la sœur de Poelvoorde dans la scène ultra porno avec Boon.

La violence.
Verbale dans un premier temps avec les insultes racistes de Poelvoorde, les blagues belges racontées par les français et les jugements à l’emporte-pièce.
Physique dans un second et dernier temps avec les scènes de combat entre les deux acteurs principaux. De plus, les armes à feu sont beaucoup utilisées que ce soit pour tuer des méchants ou des français.

Les cascades.
Le film est rempli de cascades dignes des States of les Etats-Unis. Notamment avec la super R5 est tunée à donf’ dépassant les voitures de courses en un rien de temps.

La morale.
La principale est la tolérance et le respect de l’étranger. Au fur et à mesure du film, Poelvoorde apprend à faire confiance à Boon, voire même à l’aimer en lui donnant sa bénédiction pour épouser sa sœur.

La drogue, c’est mal et ça rend con. Les méchants trafiquants sont cons comme leurs pieds et se font arrêter à la fin du film.

L’amour triomphe toujours ! A la fin du film, après que Boon a essayé de violer la sœur de Poelvoorde dans la salle de bain-wc du père de ce dernier, il a le droit de l’épouser. (Ils sont comme ça les belges !)

Conclusion.
Comme je l’ai dit au début de l’article, j’ai été agréablement surpris par ce film. L’humanisme et l’humour sont très bien dosés. On sent enfin que Boon n’a pris la grosse tête après les Ch’tis et nous donne une comédie française agréable à regarder. Certes les clichés peuvent faire peur et la fierté franco-française est de mise. Mais le jeux des acteurs et surtout de Poelvoorde et des seconds rôles allègent le tout.

Guide de survie dans les transports en communs

Rédigée par Miloon

• • La lutte pour valider son ticket de transport
Le bus arrive et les nouvelles règles sont appliquées : tu ne peux rentrer que par la porte de devant. Tout le monde fait la queue bien sagement pour valider son entrée mais arrive un moment où le conducteur perd patience et lance le bip-bip de fermeture des portes. Il reste encore des gens qui doivent rentrer, on te pousse vers l’intérieur du bus. Tu n’as pas le temps de valider ton ticket. Les autres derrière, ils s’en massent la chatte : ils ont un pass qui se valide en un clin d’oeil. Si tu cèdes, que tu avances et qu’il y a un contrôle, tu es baisé.
Tu as plusieurs options.
– Tu refuses d’avancer. Ils te poussent, tu t’en fous, tu tiens bon.
– Tu te mets à beugler. Pas obligé d’insulter mais un bon « ça vous ennuie de me laisser valider ? » suivi d’un « C’est pas fini de pousser, derrière ? », c’est efficace. Éventuellement, si une femme vous insulte, vous pouvez la traiter de « grosse ». Si c’est un homme, de « petite bite ».

• • La lutte pour trouver un petit coin où foutre son cul, ses pieds et éventuellement du merdier (sacs à dos, cartable, poussettes, bagages, enfants)
Quand le transport est plein et que tu vois qu’au fond, il y a de la place, tu peux placer un « vous pourriez avancer s’il vous plaît ? Y’a pleins de places là-bas ! » ou alors « Oh putain ! C’est pas Johnny au fond ? JE VEUX UN AUTOGRAPHE ! » Soit les moutons iront vers la place libre, soit ils vous prendront pour un(e) hystérique et vous laisseront passer.
Vous pouvez éventuellement jouer des coudes mais sachez que certains sont revanchards et ne manqueront pas de vous repérer à la sortie pour vous en mettre un dans les côtes. Et puis, même sans ça, les gens sont très cons par nature. Si on ne leur explique pas clairement la situation, même s’ils baignent dedans, ils ne comprennent rien.

• • La lutte pour obtenir ce qui nous revient de droit (paragraphe spécial femme enceinte, handicapé, vieux)
Souvent, enceinte jusqu’aux yeux, armé d’une béquille ou d’une canne, on obtient très facilement de la place. Soit parce que les gens trouvent ça trop mignon (les enfants mignons obtiennent facilement une place sans même la demander), soit parce qu’ils ont pitié.
Si vous n’arrivez pas à obtenir la compassion de votre prochain, réclamez cette place qui vous revient de droit, par la force s’il faut.
Vous pouvez vous asseoir sur le premier siège qui vient, même s’il est occupé. Si vous êtes enceinte, vous pourrez prétexte les hormones, le fait que vous êtes soucieuse pour votre enfant et que vous n’aviez pas fait attention. Vous pouvez même raconter votre vie ou inventer un truc super dramatique sur votre chien imaginaire. Faites fuir ce con qui occupe VOTRE siège !
Si vous êtes un vieux, vous pouvez jouer la sourde oreille et l’œil défaillant. Beuglez des excuses, bafouillez. Même si vous ne vous sentez pas encore comme un débris, jouez le jeu. On s’en fout qu’on vous prenne pour un déficient mental, vous voulez juste cette putain de place et ce connard de jeune la squatte. Elles vous font mal vos jambes non ? Ce petit con a toute sa vie devant lui avant d’avoir des problèmes de circulation !
Si vous êtes handicapé et que personne de chez personne ne vous a offert de la place ou même une petite aide pour monter dans le transport en commun, traitez tout le wagon de nazi et menacez quelqu’un au hasard de procès. Y’en a bien un qui va se sortir les doigts pour vous aider, de peur d’être votre prochaine victime.

• • La lutte pour sortir d’un putain de wagon/bus
Ne soyez pas timide ! Dites « pardon » ! Ca a l’air évident comme ça mais vous n’imaginez pas le nombre de personnes que j’ai vu rester coincer jusqu’à l’arrêt suivant parce qu’elles n’osaient pas déranger une petite connasse avec son iPod.
Pour les plus téméraires, vous pouvez foutre vos paluches sur les dos, les bras, les épaules qui vous séparent de la sortie. Normalement, sentir la main d’un inconnu sur eux va les faire dégager mais si ça ne fonctionne pas, vous pouvez pousser ou jouer des coudes. Privilégiez l’insertion de profil, en plus de vous assurer une pénétration maximum, c’est l’occasion de foutre un ou deux coups de pied « involontaires » dans les tibias des deux grosses vaches qui ont refusé de se pousser.

• • La lutte contre les cons (coups de coude et autres insultes de ceux qui en ont gros)
Il arrive que, malgré une attitude irréprochable et courtoise, vous soyez menacé, insulté, voire même malmené par d’odieux personnages. Selon votre gabarit/taille, nous vous conseillons au choix :
– de lâcher l’affaire et de descendre du transport en commun en niant le ou les gros teubés.
– de tenter la communication en expliquant en hurlant plus fort que votre interlocuteur qu’il s’agit d’un malentendu et que vous attendez des excuses.
– de jouer les Martin Riggs : « Un jour normal je t’aurait défoncé la gueule…. c’est un jour normal ! » Et BAM, un coup de boule.

Il peut arriver qu’un voyageur vous suive. C’est là qu’il est intéressant d’avoir de quoi surprendre ou immobiliser votre assaillant. Un peu de parfum dans les yeux, un stylo dans le bras, un coup de pied dans les couilles, un téléphone qui compose ultra rapidement le numéro de votre copain qui devrait se trouver sur le quai ou encore mieux : les flics. Lorsqu’il/elle (et oui, ça arrive aussi fréquemment qu’une gonzesse perde son calme et fasse son show) entendra que vous êtes en communication avec un flic et que vous le/la décrivez, si c’est juste le genre « kéké », il/elle va vite se calmer et se casser.

Rédigé par Pupuch

• • La lutte pour rentrer dans le métro. (parisien)
Matin comme soir, le métro parisien est rempli de gens divers et variés. (bobos, touristes, clodos, racailles, parisiens, vieux…)

Dans le cas où vous évitez les heures de pointes et sur des lignes « normales », vous attendez que le métro soit à quai, vous laissez les gens descendre et vous montez. Là, tout va bien.

Dans le cas où vous êtes en heure de pointe, vous adoptez la technique du rugbyman (peu importe votre gabarit) : vous laissez descendre les gens et vous vous battez contre les cons pour espérer avoir de la place. Si vous êtes vous-même un(e) gros(se) con(ne)s et que le métro est blindé, vous poussez dans le tas. Souvent, les gens dans la rame sont tellement effrayés à l’idée de ne pas descendre à leur arrêt qu’ils s’agglutinent devant les portes en laissant un mètre carré d’espace derrière eux…

• • La lutte pour trouver une place stratégiquement adéquate.
Quand vous êtes un aventurier de l’extrême (vous les prenez tous les jours), vous savez comment trouver la rame et la place pour ne pas être emmerder.

Voici les techniques pour chaque cas de figure :
– la sortie à la station finale : si vous connaissez l’endroit exacte de la sortie du métro à votre destination finale. Placez-vous dès le départ au niveau de la rame. Ainsi, vous éviterez de vous taper tout le quai et de slalomer entre les gens.
– la poussette : dans le bus et le métro, la poussette est un sport très pratiqué. Pour éviter d’avoir la mère de famille ou la nounou qui n’aura pas d’autres choix que de rouler sur vos pieds, éviter les endroits où une poussette peut y être stockée. Quitte à vous déplacer lorsque la poussette arrive ou prendre l’entrée de la rame opposée à celle qu’à choisi la conductrice de la poussette.
– Le groupe scolaire : souvent répandu en période de vacances, s’il arrive lors que vous êtes dans la rame, c’est foutu ! Vous n’avez pas d’échappatoire possible. Patientez en maudissant les accompagnateurs et les gamins qui vous regardent avec un air con.
Si vous êtes sur le quai, fuyez le plus possible le groupe. La sérénité de votre voyage en dépend.
– Le mendiant : si un mendiant arrive, vous aurez droit (au mieux) à un discours pré-formaté ou original. Dans tous les cas, il aura entre 20 et 50 ans, chômeur, clodo et alcoolique.
– Le clodo : rien qu’à l’odeur vous savez que c’en est un. Pas la peine de lever les yeux, vous aurez déjà vomi votre déjeuner comme tous les gens autour de vous. Si vous pouvez. Changez de wagon à la station prochaine. Sinon, pratiquez l’apnée et espérez qu’il descendra rapidement.
Si vous avez de la chance, un charmante demoiselle aura du parfum et ressuscitera le wagon après la descente du clodo.