Pourquoi on kikookeur Justin T.

Parce qu’il a fait partie du Disney Club !

Parce qu’il a fait partie d’un boysband qu’on n’aimait pas à l’époque mais qu’on aime ré-écouter aujourd’hui.

Parce qu’il s’est tapé Britney (ahahah)

Parce qu’il ne mise pas tout sur son physique et qu’il joue dans des films OVNI

Parce qu’il aime mettre sa dick in a box

Publicités

Kyary Pamyu Pamyu, leader Ponponpon

kyary même pas peur du ridicule
Kiriko Takemura est née en 93. Elle est donc plus jeune que Stella. Et pourtant, elle est aujourd’hui l’ambassadrice du Kawaii Harajuku (Kawaii Harajuku Ambassador) depuis août 2012.

A la base, elle est modèle dans des magazines puis elle lance une ligne de faux-cils (ceux qu’elle porte dans ses clips).

Kyary, passion petit poisson

Kyary, passion petit poisson

Kiriko devient extrêmement populaire sur internet dès juillet 2011, sous le nom de Kyary Pamyu Pamyu, lorsqu’elle sort « Ponponpon« , un clip très édulcoré, kawaï et WTF.
Tous ces clips sont toujours chorégraphiés, remplis de figures kawaï mais aussi de trucs un peu « dark » comme des têtes de mort, des chauve-souris, des fringues rayés comme le costume de Beetlejuice, des sosies des membres de la famille Adams,…
C’est ce mélange complètement con qui séduit son public. Ça et ses morceaux qui restent facilement en tête. Le fait qu’elle place des répétitions partout aide aussi.

Fashion Monster
Invader Invader

kyary fait des fuck

Kyary, elle est vraiment très distinguée !

J’aime bien cette fille parce qu’elle semble toute timide, toute petite, toute bien élevée, mais elle pète quand même des arc-en-ciel et si elle refuse de reproduire des fuck sur le plateau du Petit Journal avec Yann Barthès, elle en fait quand même dans ses clips.
Fausse rebelle, mais après tout, on s’en tape. Elle est complètement con, et j’adore ça.

Here comes Honey Boo Boo

Aux États-Unis, il y a quelques temps, était diffusé une émission sur les gamines qui font des concours de beauté. Je n’ai jamais regardé l’émission. Ce dont je vais vous parlé, c’est le spin-off de l’émission qui cible son sujet sur une des petites filles qui a une personnalité et une famille très spéciales, Alana Thompson, que les Internets connaissent sous le nom de Honey Boo Boo.

C’est une famille de ploucs qui a conscience d’avoir ses qualités et ses défauts.

Honey Boo Boo à 6 ans... Vivement, qu'elle en ait 15.

Honey Boo Boo à 6 ans… Vivement, qu’elle en ait 15.

Honey Boo Boo et sa maman

Honey Boo Boo et sa maman

Rep a sa Dukan !

Honey Boo Boo et son ventre ❤

Un ‘tit bisou !

RIP Katherine Chancellor

Finalement, Jeanne Cooper, alias Katherine Chancellor s’est éteinte à l’âge de 84 ans. On peut dire adieu à un monument du petit écran, qui tenait le même rôle depuis presque 40 ans.

La première scène de Jeanne Cooper dans les Feux de l’Amour inaugurait sa relation avec Jill (sa rivale/fille/finalement non/amie/et puis merde ennemie) qui n’était alors qu’une apprentie coiffeuse. A l’époque, Jeanne pense qu’avec un peu de chance, la série durerait 3 ans. Personne, ni elle, ni les scénaristes n’imaginait que Katherine et Jill allaient se crêper le chignon pendant 4 décennies…

Jeanne était heureuse d’interpréter un personnage haut en couleur qui a presque tout vécu. Car Katherine est une femme d’affaire, stricte, forte qui a survécu à beaucoup d’épreuves. Il y a quelques temps, elle confiait à un magazine qu’elle aurait aimé qu’on concocte un avenir politique à Katherine. Elle racontait aussi quel bonheur s’était de jouer avec une de ses meilleures amies, Jess Walton (l’interprète de Jill). La série lui avait également permis de jouer avec son fils, Corbin Bernsen (le père Todd Williams).

Jeanne Cooper a obtenu son étoile sur le Wall of Fame en 1993. En dehors des Feux de l’Amour, elle a participé à de nombreux films et de nombreuses séries. Également, en 2007, elle lançait son parfum « Tatters », et en 2012, elle fait publier son autobiographie « Not Young, Still Restless ».

I’ve been watching you

Si vous ne connaissez pas encore l’Overly Attached Girlfriend, vous passez à côté d’une perle des Internets. Justement, je regardais sa reprise d’un chanson de Justin Bieber (apparemment, personnellement, je ne suis pas très au fait de l’actualité musical de Justin, et je le sais, c’est un tort) et ça me faisait penser à toutes ces personnes qui ne peuvent pas s’empêcher d’agir avec leur moitié comme si elles l’avaient acheté, étiqueté, tatoué. Une petite pensée pour mes copines qui n’ont plus le droit de fréquenter les gens qu’elles veulent ; une autre pour les copains qui n’ont plus le droit de sortir sans être accompagné de madame. Si c’est ça être en couple, je veux bien mourir vierge (je déconne, j’ai déjà fait du bangbang une fois).

Je ne pouvais pas m’arrêter là. Fascinée, effrayée et hilare, je devais en voir d’avantage… Et je suis tombée sur un mix de reprises, une vidéo qui fait ressortir la vraie signification de certaines chansons qu’on pensait toutes cucul.

A cet instant, tu réalises que Sting, quand il chantait « Every breath you take« , il ne chante pas l’amour d’une femme. Il ne chante pas quelque chose de joli. Il chante un mec qui espionne une nana, qui la surveille, juste parce qu’il a un putain de béguin qui passe pas. Faudra que je regarde si The Police n’a pas écrit la suite… un truc qui expliquerait comment il a fondu un câble en la voyant parler au facteur, qu’il les a buté tous les deux, qu’il a congelé sa belle entre deux pots d’Häagen-Dazs.

Maintenant,  tu repenses au mariage de Tata Simone, émue, devant Tonton Gégé, avec cette chanson qui passe en fond. Toi, t’étais assis comme un con (comme tout le monde), tu les regardais en train de se baver dans les yeux (d’amour hein, pas de bave, c’aurait été dégueulasse), de se déclarer leur flamme sur une chanson qui parle d’un harceleur psychopathe. Tout va bien.

Parfois, l’amour (ou plutôt, la folie, l’inconscience et la méconnaissance totale de l’anglais ) peut nous (VOUS !) faire faire des choses complètement effarantes.

Overly Attached Girlfriend


Baby Sittor – Projet X avec Baboulinet

Peuple de HNR, si comme tes concitoyens, tu aimes les films de merde et que tu ne te lassais pas de mater Mr Nounou avec Hulk Hogan, tu vas adorer Baby Sittor avec Vin Diesel. Oui, tu as bien lu !

Mr Nanny - Monsieur Nounou en 1993 et The Pacifier - Baby Sittor en 2004

Dans ce film, comme Hulk Hogan avant lui, Baboulinet incarne un mec pleins de muscles, qui n’aiment pas trop les gamins mais qui se retrouvent, par les joies du destin, à devoir garder des gosses de riches insupportables et les protéger contre des salauds de méchants.

Le film s’ouvre sur Baboulinet, en collants, qui vient d’effectuer une opération spéciale avec ses hommes, qui n’a pas dormi depuis 5 jours, et qui s’en va mener une autre mission ultra importante : libérer un mec. Baboulinet, héros d’un film de Disney, ne râle pas lorsqu’il s’agit de faire des heures sup’, n’a aucune trace de fatigue sous ses petits yeux et est frais comme une princesse (aucune trace de transpiration pendant 1 semaine grâce au nouveau Narta spécial commando spécial). Ce que j’aime bien aussi chez Baboulinet, ce sont ses collègues. Les mecs, ils sont en mission spéciale (je le rappelle et le répète encore une fois parce qu’apparemment, même eux, n’ont pas encore pigé ce que ça impliquait) et ils se déplacent comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Balancer une ancre grosse comme un 4×4 sur un bateau alors que y’a un méchant juste devant ? C’est bien connu : les méchants sont sourds comme des pots et ne ressentent pas les vibrations (équivalant quand même un tremblement de terre vu qu’ils sont sur un bateau) ou s’en foutent parce qu’ils sont cons. Normal, ce sont des méchants.

Le mec qu’ils étaient chargés de récupérer, c’est le genre scientifique avec une famille. Vous allez me dire « oh lui, il va mourir dans deux minutes« . Et puisqu’une fois sauvé, son premier réflexe, c’est de sortir de sa grosse mallette (qu’on se demandait si y’avait pas les codes nucléaires ou un virus ultra mortel tellement la mallette est grosse) une photo de sa famille faite sous photoshop. Oui monsieur, tu mérites de mourir. Ca ne se fait pas de protéger une photo aussi mal réalisée. ET PAF ! Le mec, il meurt. Baboulinet est dégoûté parce qu’il aura pas son trophée « mission completed » et la prime qui va avec et qu’en plus, il vient de se faire éclater la gueule comme un boutonneux.

A la sortie de l’hôpital, Baboulinet retourne au bureau où son chef (Chris Potter, le fils de David Carradine dans la série « Kung Fu, l’Aventure continue ») l’attend avec une bonne nouvelle. « Ouais alors écoute mon petit Babou, t’as fait de la vraie merde. Mais comme je t’aime et que j’ai confiance en toi, je t’envoie pour une nouvelle mission hyper spéciale. Tu vas jouer la nounou chez les gosses du mec qui t’a explosé dans la gueule. T’es mon meilleur homme pour ça. Bisous. »

Un film Disney !

Arrivé devant la baraque du mec mort, notre Baboulinet international, ninja renommé, agent spécial, élite de la nation, se fait niquer par l’arroseur automatique. Baboulinet met du temps à reprendre ses esprits, puis finit par atteindre la porte d’entrée. La veuve (qui a l’air de plutôt bien encaisser le fait que son mari soit mort et ne reviendra jamais, la laissant seule avec tous leurs mioches) l’accueille avec un grand sourire (je vous l’avais dit qu’elle encaissait bien la nouvelle) et lui présente la petite famille qui se compose d’un mec timide, une ado casse-couille, une petite connasse fan d’arts martiaux, d’un bébé et… d’un canard. Alors tu vas me dire « un canard ? Mais on s’en fout ?« . Alors oui mais non. La veuve nous prévient « il se prend pour un chien » (ça tombe bien, Baboulinet se prend pour un ninja). Ah bah si le canard fait office de chien de garde et a autant de charisme qu’un rottweiler, pourquoi pas. (non. c’est qu’un canard putain.)
J’allais oublier la roumaine. La Roumaine, c’est la vraie nounou mais qui fait aussi le ménache. Elle parle hyper mal la langue, elle est teigneuse et en fait, elle se barre du film au bout de 10 minutes parce qu’elle en a déjà plein son cul. Brave femme cette roumaine.

Baboulinet, je vous le dis tout de suite, il en a rien à foutre de retenir les prénoms de la petite famille, d’ailleurs, il aime pas les enfants, il s’en fout. Bref, toi, tu t’appelleras désormais Red-bébé. Alors au fait, pourquoi Babou doit se taper un atelier babysitting ? Parce que le fils Carradine et la veuve s’en vont en Suisse pour aller chercher les code d’un virus informatique hyper puissant que c’est trop une arme important de le monde mais qu’en même temps, faut quand même protéger les gamins et ne pas les laisser sans surveillance.
Baboulinet passe le reste de sa première journée chez les chiards à jouer les mecs de l’EDF et à refaire l’installation électrique pour y incorporer des pièges, des systèmes de surveillances ultra sophistiqués et des alarmes. Il prend son taff tellement au sérieux que lorsque l’ado timide part couler un bronze (et est donc en dehors du champs de vision), Babou défonce tout en braillant comme un veau. Ce qui ne manque pas de faire légèrement flipper l’ado déjà bien complexé (qui veut juste écouter du Tokio Hotel dans sa chambre, alone)

Dans le genre « les ados sont tous des débiles », le petit copain qui escalade la façade de la maison pour pénétrer dans la chambre de la nana, il se pose là. Comme dit précédemment, Babou a posé des alarmes et est prévenu en direct live si une hormone sur patte tente de s’introduire dans le champs en fleur d’une jeune fille. Le mec de 15 ans se fait donc chopper (il n’est pas agent spécial donc il a une excuse) mais ne se démonte pas et envoie chier Babou. Genre, le mec s’introduit dans une baraque par une fenêtre située au premier étage d’une maison de richards et il se permet encore de chier sur les bottes à Babou ? Sauf que Babou, il aime pas trop que des merdeux se prennent pour des caïds avec lui. Et il lui fait faire des pompes, dans le jardin. La nana, elle a trop mal à sa vie parce qu’elle trouve que c’est trop la teuhon d’avoir son propre garde du corps et elle repart dans sa chambre bouder en écoutant le dernier album d’Avril Lavigne.

Témoins de la scène, les voisins chinois. On sait qu’ils sont chinois parce que, premièrement, ils ont les yeux bridés (donc on peut en conclure qu’ils ne sont pas de la même patrie qu’Eric le Vinking de True Blood) et parce qu’ils commentent ce qu’ils voient en chinois. Alors bon, Babou, il est gentil, il leur répond en chinois « non mais vous inquiétez pas, tout va bien, c’est juste cet ado perturbé qui veut mettre une cartouche à la gamine mais la gamine est sous ma protection ». Il est sympa Babou. Mais les voisins le prennent mal qu’un américain soit suffisamment instruit pour parler leur langue et l’envoie chier. On peut donc en conclure que les voisins sont un couple de connards.

Pour mettre au pas les gamins dès le départ, il les lève à 4h du matin, leur fait faire des pompes, leur file de la bouffe lyophilisée pour le petit déjeuner. Pour Babou, même traitement, c’est pas parce qu’il bosse dans la vie civile qu’il doit se relâcher. Il fait donc des pompes dans le salon en consultant Facebook FBI, un site internet du FBI où on retrouve toute la vie des gens qui nous entoure.

Ils ont beau être des enfants de riches, les chiards sont dans la ligne de mire du proviseur adjoint qui, bien entendu, est un gros con. Le mec les a tellement à l’oeil qu’à 7h40, il appelle chez eux pour leur dire qu’ils n’ont pas intérêt à être en retard. En réalité, le gros con de proviseur adjoint, c’est un macho de première qui pense que tous les hommes doivent savoir se battre tout en ayant l’intime conviction qu’il est le plus fort. Il est accessoirement prof de lutte… enfin de sport… enfin de gym. Et son surnom, c’est « la petite bête ». Je ne sais pas si les doubleurs ont voulu faire une blague ou si c’est la traduction fidèle à la version originale mais je ne vous cache pas qu’on a tous penser qu’il avait pécho son surnom après avoir coucher avec la mauvaise gonzesse au lycée.
La présence de ce personnage va déboucher sur une scène hilarante (quand on a 8 ans) où cette tête de con incite Baboulinet à se mesurer à lui devant toute l’école. Evidemment, on se doute que G.I. Joe ne va pas se faire terrasser par un prof de gym d’un lycée huppé.

Et si on nous présente le proviseur adjoint, c’est qu’il doit bien y avoir un proviseur dans les parages. Et c’est le quota gros nénés qui sait se battre et qui en a dans le cerveau. Ancienne G.I. Jane, elle est devenue proviseur, sans doute par amour pour les casse-pieds. C’est évidemment le futur amour de la vie de Baboulinet mais comme dans tout Disney qui se respecte, il ne lui mettra pas la main au cul et c’est limite s’il va se permettre de lui effleurer les lèvres à la toute fin du film (comme ça on est sur que les gamins ne sont plus devant leur télé).

Il arrive un passage dans « Baby Sittor » qu’ils n’ont pas pu mettre dans « Monsieur Nounou » car les gamins n’étaient pas aussi âgés. Conscients qu’ils ont à leur portée une immense baraque sans parent et avec pour seule autorité, un mec qu’ils ne prennent pas au sérieux (pour l’instant), les gamins organisent une « party ». Baboulinet se rend compte que le manoir est en train de se transformer en Cirque Pinder mais plutôt que de faire rentrer les ados chez eux, il les met à contribution pour faire le ménage. La baraque n’aura jamais été aussi propre. Un petit hommage à Patrick Swayze va alors se glisser dans le film (je ne vais pas tout vous raconter, faudra le mater pour savoir de quoi je parle. Na !)

Après pendant tout le film, comme dans « Monsieur Nounou », Baboulinet se prend d’amitié pour les gamins et les traite enfin en tant qu’être humain. Il fait même le psy avec eux. On rappelle qu’ils viennent de perdre leur père. Ils ont l’air tellement affecté par cette mort qu’on l’oublierait presque.

C’est grâce à l’amour et l’attention qu’il aura apporté aux gamins qu’il arrivera à déjouer les plans des méchants et qu’il sauvera toute la famille et découvrira même qu’il a été trahi !

Un beau film qui a su s’adapter à son époque tout en reprenant les codes de la vieille école (Monsieur Nounou quoi !)

Buffy…

C’était pas gagné d’avance…

Cette série a vraiment un nom de merde. L’héroïne a un nom pourri. Au départ, on s’accorde plutôt à dire que c’est une série pour les adolescentes. Voilà en trois phrases ce que les gens qui ne connaissent pas la série, lui reprochent. Il est temps de parler d’une aventure fantastique qui a su plaire aux filles et aux garçons de tout âge, petits, ados ou adultes. Oui, il est temps.

A l’origine de cette formidable épopée, il y a Joss Whedon qui écrit le scénario d’un film ultra nul, diffusé le soir sur d’obscures petites chaînes câblées. Ça raconte l’histoire d’une nana qui ne s’occupe que de sa petite personne, de sa petite réputation et qui pense que son ultime but dans la vie est d’être la chef des pompom-girls et qui voit sa vie bouleversée le jour où un vieux se tape l’incruste et commence à lui raconter des histoires de vampires et de démons et lui explique qu’elle n’a pas le choix, elle doit lâcher ses copines et grandir un peu. C’est un peu le gros coup de pied au cul de sa life.

Ça pouvait être bien. Une gonzesse superficielle qui se fait kickbanner du pays de Candy par un vieux, quand on aime Kaamelott, on sent une histoire à la con ! Et quand on en rage de voir Kelly au collège, au lycée ou au bureau se faire les ongles quand on a des soucis plus importants, c’est un bon moyen de reprendre espoir en l’humanité.

Mais à l’époque de la sortie du film, les versions originales étaient quasi inaccessibles pour les français que nous sommes. On doit alors se taper le doublage moisi qui est une catastrophe et empêche de trouver un semblant d’intérêt au film (Buffy devient Bichette en français et je ne vous parle pas des autres noms débiles et bien franchouillards des autres personnages). On zappe donc au bout de 10min, sans laisser la moindre chance à ce nanard superbe.

Outre Atlantique, ils n’ont pas l’excuse de la traduction foireuse mais n’en sont pas moins sceptiques. Le film fait un flop et atterrit fissa dans les bacs de VHS à 1$.

Pourtant ! Pourtant, il y a déjà quelques trucs biens dans ce film. Et si on ne doit citer qu’une chose, ce serait le personnage de Luke Perry, qui amorce déjà la venue d’un personnage clef de la série. Rebelle, beau gosse avec une démarche de cow boy, mal coiffé, et ayant toujours une réplique cinglante à balancer pour faire son effet, on a très envie de lui décolorer les cheveux pour le transformer en Spike.

Heureusement pour nous, Joss Whedon est une vraie tête de mule et décide de ne pas abandonner son bébé et de lui offrir une seconde chance. Quelques années plus tard, Buffy revient donc sur petit écran avec comme compagnons son observateur (Gilles), deux amis complètement à la masse (Willow et Alex) et un vampire cucul (Angel).

Buffy, rolemodel

Dès la première saison, la série brise quelques stéréotypes. Buffy tente de briser les espèces de clans en étant amie avec une Prom Queen, un rat de bibliothèque et un ringard. Chose qu’on voit rarement dans les films ou les séries télé américaines. D’ordinaire, les losers restent à l’écart et les gens populaires n’hésitent pas à se la raconter publiquement ou à humilier les autres. Buffy s’en fout, elle veut concilier les deux. Enfin une série qui ne marche pas sur des à priori et des règles à deux balles.

Si cette série a marqué toute une génération d’adolescents, c’est qu’elle traite du passage de l’adolescence à l’âge adulte de manières originales. Par l’évocation des contes et légendes, de personnages mythologiques et avec des parallèles comiques. Nous avons grandi avec Buffy.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Loin de l’image parfaite de séries à la con telle que « 7 à la maison » avec sa morale niaise, Buffy The Vampire Slayer n’hésite pas à montrer que les gens peuvent commettre des erreurs.
Pour les jeunes filles, c’est rassurant de voir que Buffy perd sa virginité dans les bras d’un homme qu’elle pensait connaître et qui se révèle être un véritable monstre. Même si cet événement est transposé à l’extrême dans la série, dans la vie, c’est rarement plus différent. Buffy est un modèle car elle ne se laisse pas abattre. Certes, elle affiche sa tristesse mais elle redresse la tête, assume ses conneries et continue à vivre. Et des conneries, elle en fait !

Buffy fait une fugue. Buffy défonce la voiture familiale. Buffy prend sa première cuite. Buffy et son premier Don Juan. Buffy est à découvert. Buffy perd son job. Buffy prend un mec pour un bouche-trou. Buffy en a plein son cul et fait de la merde.

Dans le genre, heureusement qu’elle a des potes pour couvrir le reste des conneries ou des situations typiques qui peuvent arriver à des gens, sinon, je ne vous raconte pas le cas social…

La série est pleine de petits moments « coup de coude » qui s’adresse directement aux spectateurs. Et pour ceux qui s’entêtent encore à penser qu’il ne s’agit que d’une série pour les nanas, sachez messieurs que certains événements vous sont directement dédiés. Comment ne pas penser à la « panne » de Spike, incapable de « sauter sur » Willow, qui voit en cette impuissance la perte de sa virilité.

Pour en revenir à la série en elle-même, il était très intéressant, à l’époque de la diffusion de Buffy the Vampire Slayer, de voir débarquer une super héroïne qui ne soit pas parfaite mais pas non plus une godiche à gros nénés. Buffy est comme n’importe quelle nana de son âge. Elle a 16 ans, est donc « trop jeune pour mourir », veut se faire des copains, s’amuser, tomber amoureuse et souhaite que sa principale préoccupation soit de ne pas savoir quel rouge à lèvres choisir pour aller au bal. Mais Buffy a un destin particulier. C’est encore plus évident dans le film que dans la série car dans le film, Buffy abandonne progressivement le monde naïf des gourdasses pour le monde de la mort et du combat contre le mal. « Il y a d’autres choses plus importantes dans la vie ! » dit-elle à ses copines. Mais ses camarades pom-pom girls ne comprennent pas ce qui peut être plus important que faire une belle banderole pour le bal de fin d’année. Tout est dit. Et tel un enchaînement entre le film et la série, Buffy débarque à Sunnydale après avoir foutu le feu au gymnase de son ancien lycée. Elle n’est plus naïve, sait qu’on attend quelque chose d’elle mais elle veut fuir.

C’est là qu’on se dit qu’elle a vraiment pas de bol ! Elle veut fuir les forces du mal et sa mère décide d’emménager à Sunnydale, siège social de l’activité démoniaque « Bouche de l’Enfer ».

La mythologie

Comme dans les autres séries fantastiques, Buffy détient sa propre mythologie. Buffy est l’Elue, héritière des pouvoirs d’une longue lignée de Tueuses.
Il y a très longtemps, les Anciens, accablés par les démons et les monstres qui attaquaient les humains, ont décidé de choisir une fille de leur village pour lui transmettre la force et la puissance d’un démon à l’aide de la magie. La Première Tueuse était alors née dans le coeur de cette fille. L’inévitable s’est produit et la Première Tueuse meurt au combat. La magie des Anciens ne s’est pas perdue et s’est réincarnée dans une autre jeune fille, une autre élue. Et ainsi de suite, les Tueuses se sont succédées durant les milliers d’années jusqu’à l’arrivée de Buffy.

L’élue n’est pas seule, même s’il lui est interdit d’avoir des proches. Elle est entraînée par un Observateur. Un peu comme dans Highlander sauf que, dans Buffy, l’observateur ne travaille pas en tant qu’espion pour la postérité. Il travaille avec la Tueuse pour la préparer, la former et lui donner un enseignement de base sur les créatures démoniaques, les rituels à faire. Et comme un peu partout en société, un troupeau de trous du cul s’est désigné volontaire pour superviser la relation Tueuse/Observateur. Ils se sont nommés le Conseil. Le titre pompeux par excellence. Ces membres du Conseil, qui savent pertinemment qu’ils ne servent à rien, ont inventé des tests à faire passer aux Tueuses pour estimer si elles sont suffisamment biens pour être élues. En temps normal, le Conseil fait très bien semblant d’être indispensable. Mais Buffy, 18 ans tout pile, décide d’envoyer le Conseil se faire fister par des boucs lorsqu’elle se rend compte que Quentin Travers (directeur du Conseil) n’était qu’un vieux connard arrogant.
Buffy est une Tueuse déjà bien à part en osant défier une autorité restée jusqu’ici indiscutée.

Et un autre événement incroyable s’est produit avec Buffy. Normalement, une Tueuse est seule. Elle n’embarque pas ses potes en virée dans les cimetières, elle ne mène pas de vie civile, ne perd pas son temps à aller au bal des Terminales ; elle doit dédier sa vie entière à la lutte contre le Mal. Mais Buffy est du genre cancre. Du genre à se foutre complètement des règles. Du genre têtue qui se résout à accepter l’aide de ses amis. Et le jour où Buffy meurt, elle ne gît pas seule dans une ruelle abandonnée, elle est ramenée à la vie par ses amis.
Cet événement sans précédent a pour effet d’entraîner l’activation de la Tueuse suivante (d’abord Kendra puis Faith qui sera activée à la mort de Kendra). C’est la première fois que deux Tueuses coexistent.

Et le plus comique reste l’apothéose de la 7ème saison lorsque Willow, puissante sorcière, et Buffy, décident d’activer toutes les Tueuses en sommeil. Après tout, pourquoi une seule femme devrait se faire chier à porter le poids du Monde sur ses épaules quand on sait qu’il existe plusieurs bouches de l’Enfer et que les monstres, c’est pas ça qui manque ! Le règne de l’Elue unique prend fin. Les Tueuses se font légion à travers le monde. Et l’équipe de Buffy part aux 4 coins du globe pour former et guider les nouvelles Tueuses.

Buffy est une héroïne qui compose avec ses proches, bouscule des règles établies si elle les estiment stupides et partage son pouvoir. Si c’est pas beau !

Les effets de style

Comme la plupart des séries d’aujourd’hui, Buffy The Vampire Slayer, en son temps, donnait déjà dans les épisodes spéciaux. Un épisode muet, rythmé uniquement par la musique d’ambiance. Un épisode musical où chaque acteur pousse la chansonnette pour faire avancer l’histoire. Un épisode tragique et réaliste, centré sur la réaction que l’on a sur la perte d’un être cher. Les épisodes d’Halloween (forcément puisque c’est une série avec des vampires et des monstres).

L’épisode où Buffy rentre chez elle et découvre sa mère sur le canapé du salon est un épisode particulièrement marquant et excessivement fort. Whedon a choisi volontairement d’omettre la musique pour que l’on ressente ce malaise et qu’on ressente nos propres sentiments, sans se laisser guider par les artifices de réalisation. C’en est que plus troublant pour le spectateur qui se surprend à se dire « mon dieu, moi aussi j’ai réagis de cette manière », « oui, moi aussi ça m’est passé par la tête ». Même la réaction d’Anya est émouvante. Anya était démon pendant des milliers d’années. Récemment devenue humaine, elle a bien affronté la mort lors de combats mais c’est avec la mort de Joyce qu’elle comprend réellement les sentiments humains, qu’elle comprend le concept de la mort humaine. Et par ses mots, elle exprime parfaitement l’incompréhension qui nous frappe lorsque la mort d’un proche survient.

Les saisons 8 et 9 sont disponibles en comics.

J’ai volontairement fait l’impasse sur le résumé des saisons, l’annuaire avec biographie des personnages, le glossaire des vampires, monstres et démons ou l’analyse des boss de fin de la série. Il y a moult websites qui traitent de ces sujets.

Je souhaitais juste développer un peu plus la réponse à la question que les non-initiés se posent : pourquoi et comment on peut aimer cette série ? La question que moi, je me pose c’est : comment on peut ne pas aimer Buffy ?