Faites vous des amis

Récemment, je me suis fait la réflexion… « Suis-je heureux ? ». Eh bien, j’ai galéré à trouver la réponse, parce que j’avais du mal à y croire, mais je crois qu’on y est, on touche le bon bout : oui. Et sans exclamations, s’il vous plaît. Je suis heureux de ma vie, je suis heureux de la tournure des événements, je suis confiant, face à mon avenir, même si j’ai eu quelques déboires.

Je suis heureux de jouer dans un groupe de rock. Mon rêve était de faire du blues, bien sûr, mais je m’amuse tellement et je me sens tellement bien que j’en suis heureux.

Je suis heureux de ma vie amoureuse et sexuelle. Je ne suis pas en couple, et j’en veux pas, non merci. J’ai plusieurs amantes, et personne ne sait qui elles sont. Je vois venir mes détracteurs et détractrices sur ce sujet : « C’est parce que tu as honte ». Eh bien non.

Voyez-vous, j’ai compris un truc, il y a quelques mois : vivons heureux, vivons cachés. Pas par pudeur, ou par honte, mais parce que c’est pratique, c’est « convénient ». Personne ne sait, donc personne n’en parle. Personne n’a de ragot avéré à mon sujet, juste des rumeurs. Mais des rumeurs qui n’ont pas de vérifications, c’est pas intéressant, alors, les rumeurs me concernant relèvent plus du fantastique ou de la science-fiction, pour mon plus grand divertissement.

J’ai compris que si je voulais vivre avec plusieurs amantes (entre deux et cinq, sinon, c’est pas vivable), il fallait qu’elles aussi aient plusieurs amants. Sinon, c’est un coup à devenir fou, et jaloux. Bon, j’en ai bien connues quelques-unes qui me voulaient à elles toutes seules, mais souvent, c’était à cause de principes à la con-voitise et à l’in-con-gruence. A n’avoir que moi dans la liste de personnes à qui offrir son corps nu (comme la grosse Margot, mais nous y reviendrons plus tard), c’est un coup à devenir maboul, et à mal digérer que d’autres femmes m’accompagnent dans la moiteur des draps.

Je vous rassure, ça m’est arrivé, aussi, de ressentir ça. Parce que j’étais dans cette situation. C’est ça qui m’a fait comprendre que c’était pas cool, en effet, de n’avoir qu’une seule personne à étreindre, quand l’autre « nique tout Toulouse ».

Mais il y a aussi les autres, ceux qui veulent que tu vives un bon petit roman à l’eau de rose.

Non.

Là, je pousse un peu.

Plus sérieusement, il y a ceux qui veulent que tu sois heureux, i.e. que tu sois en couple. Stable. Installé. Heureux. La barrière en bois blanc (non, je suis con).

Ces gens là, y’en a deux sortes : ceux avec qui tu couches, qui te veulent pour eux seuls, et ceux qui sont en couple, ou qui aspireraient à l’être.

Tous ont une vision du bonheur, avec des œillères. Il n’est pas concevable pour eux d’être heureux avec un mode de vie différent du leur ou de ce qu’ils envisagent. Certains d’entre eux enchaînent les histoires foireuses avec beaucoup de rancœur à la clé, en espérant arriver à leurs fins.

Et cette fin, c’est de finir en couple, posé, avec LA personne qui t’aura fait changer d’avis. Mieux, même, qui t’aura fait changer. Tout court.

Parce qu’après tout, quand on se met en couple, on espère changer l’autre. J’avais lu à une époque « les femmes attendent des hommes qu’ils changent en quelqu’un de mieux que ceux qu’elles ont rencontré et sont tombées amoureuses, les hommes attendent des femmes qu’elles ne changent pas ».

Bon, après analyse autour de moi, je me rends compte que tout le monde veut faire changer l’autre.

J’ai trouvé la solution. La mienne. Celle qui ME va.

Ne pas faire changer l’autre, et l’aimer pour ce qu’il est. Même si y’a des trucs chiants. Je retiens les paroles d’Aspho : on apprécie quelqu’un pour ses qualités, on l’aime pour ses défauts. Je suis pas complètement d’accord, mais c’est plutôt ça, en effet. On prend quelqu’un complètement, et pas seulement par les hanches. Arf.

Mais revenons à un autre sujet, le bonheur.

J’ai remarqué que les autres, ceux qui m’entourent (enfin pas tous, hein), sont mieux à même de savoir ce qui est bon pour moi, comme mode de vie, comme vie sexuelle, comme vie amoureuse. Parce qu’ils en ont le sentiment. Ils pensent avoir raison. Bien sûr, ils insistent sur le fait que c’est SEULEMENT LEUR point de vue. Mais quand même, quelque part, ils se persuadent d’avoir raison. Un exemple datant d’aujourd’hui : « Je dis simplement les choses telles qu’elles me semblent être » (Auteur censuré pour des raisons loufoques).

Et dans ce cas, j’aimerais dire que c’est vrai. Mais comme tous les autres, cet auteur est persuadé qu’il a raison, et que c’est la seule façon de penser. Bien sûr, il écoutera votre façon de voir les choses, mais n’en démordra pas, et restera convaincu que vous ne serez jamais heureux comme vous l’êtes, même si vous l’êtes. Hé oui, mon vieux, mais après tout les gens savent mieux que toi ce qui est bon pour toi.

C’est d’ailleurs un comportement qui se retrouve dans la pub, dans le marketing. Des shampoings sans ammoniaque, c’est mieux ! Mais on blinde d’autres produits pire que tout. La télé écran géant, c’est mieux que ce que t’as, de toutes façons, ce que t’as, c’est naze, tu ne peux pas être heureux comme ça, ARRETE TU MENS ! C’est pas possible d’être heureux sans home cinema.

Bien sûr, on peut décliner ça à n’importe quel produit.

C’est malheureusement un comportement qui ne s’applique pas qu’au cul et au bonheur. On m’a souvent pris la tête (depuis 10 ans, quand même) sur le fait que je jouais de la basse au médiator, chose qui ne se faisait pas, apparemment (mais alors, pourquoi on vend, aussi, des médiators pour basse ?). On me disait que ma guitare jazz ne devait pas faire autre chose que du blues et du jazz, et pas servir à faire du metal, comme j’aimais le faire, et parce que le son était cool. Demandons à ceux qui m’écoutent jouer, et qui n’y connaissent rien : ils aiment bien, et pas seulement parce que c’est moi que je fais la musique.

Mais alors, je ne dois jamais écouter personne ?

Eh bien si, mais j’écoute seulement ceux qui sont des spécialistes. Je vais écouter mon médecin, pour ma santé. Je vais écouter mon garagiste, pour ma voiture. Je vais écouter les profs que j’ai pu avoir pour la guitare (qui approuvaient mes façons de faire, l’essentiel étant d’avoir un bon son et des mains en bon état, au final). Mais je ne crois pas qu’il y ait un expert/docteur/diplômé en bonheur. Donc je ne vous écoute pas.

J’ai pu observer qu’on me faisait souvent offense de mon refus d’écouter, parce que je suis apparemment quelqu’un qui aime bien la contradiction. En fait, je pense qu’il serait plus approprié actuellement de dire que je n’écoute pas ce qui n’est pas moi. Qui mieux que soi-même, en effet, pour savoir ce dont j’ai besoin, et envie ? Mes amis bienveillants, et inquiets pour moi ? Je vous remercie de votre attention et de vos inquiétudes (si. Je suis sérieux), ça me fait chaud au cœur, mais vous-mêmes, n’en faites-vous pas à votre tête quand on n’est pas d’accord avec votre façon de penser ?

Mon argentin favori est un ami, un très bon ami. Nous avons les mêmes goûts sur pas mal de choses. Nous avons l’esprit tordu, tous les deux. Nous ne vivons absolument pas de la même manière. On s’aime. Mais des fois, j’ai pu remarquer que nous avions des désaccords. Lui a sa vision des choses (biaisée). Moi j’ai ma vision des choses, aussi (eésiaib). Nous n’en démordons pas, nous comprenons ce que l’autre pense, mais nous ne changeons pas d’avis pour autant. Et ça me va. Je pense qu’à lui aussi. J’espère.

Aussi, je ne sais pas tout. Je demande donc, des fois, autour de moi, histoire de me faire une idée, un avis. Le piège dans lequel tombent la plupart de mes interlocuteurs est de me donner une idée, une vision, pour que je m’y colle, et que je les rejoigne. Quelle déconvenue quand ils voient que je ne suis pas à 100 % transformé à leur point de vue ! Mais ça se comprend. C’est comme quand on a un client qui vient vous voir, perdu, en voulant qu’on le conseille. Vous voudriez qu’il achète un produit en particulier. Mais le client va partir peut être avec autre chose. Résultat : vous avez les glandes, parce qu’il ne vous a pas suivi à fond pour le produit en question.

Mais réfléchissons. Le client a bien acheté quelque chose, non ? Et il est venu vous demander conseil, non ?

Conseil. Con-seil. Pas que vous fassiez ses courses à sa place. Un conseil est un aiguillage, une direction donnée. Libre à lui de ne pas la suivre, non ?

Alors pourquoi l’avis des amis, on peut en tenir compte, mais on n’a pas le droit de ne pas le suivre ? Parce que ça fait mal à l’ego, c’est tout. On se complaît à dire aux autres ce qu’ils doivent ou devraient faire, mais c’est pour qu’on construise un monde tel qu’on voudrait le voir. J’ai compris très tard que je ne pourrai rien changer autour de moi, mais juste faire germer une idée. Au final, c’est moi qui m’adapte, parce que une personne qui s’adapte, c’est moins chiant et laborieux que de faire s’adapter le monde entier.

Tiens, en parlant de chiant, parlons de la prise de tête. Le sport national. Le numbair ouane de l’activité de couple et d’amis.

Les gens qui demandent en permanence pourquoi leur amoureux(se) est encore avec eux (parce que si ça ne leur convenait pas, il ne resteraient pas?)

Ceux qui se demandent si l’autre les trouve toujours beau et baisable (ça bande encore ? Ça mouille encore ? Pourquoi tu te poses la question, alors?).

Ceux qui stressent parce qu’ils font une soirée, ils ne savent pas si y’aura assez à boire, et se demandent s’ils vont pas acheter plus, en fait (ça dépend, tu tiens à payer des coups à tout le monde ? Si oui, y’a pas de problème, alors. Sinon, ils vont ptêtre amener à boire, ou bien, on boira moins, ou alors ils partiront plus tôt, mais ce sera pas une grosse perte, dans ce cas).

Les exemples sont pléthore.

J’ai pris un gros virage dans ma vie : Ne plus me prendre la tête pour des trucs qui ne le méritent pas. Non, en fait, ne plus me prendre la tête. Tout court. Traîner avec des gens sains, qui ne se prennent pas non plus la tête. Attention ! Ça ne veut pas dire « Ne rien branler ». Exemple pratique : on fait la bouffe entre potes. On vient demander si y’a besoin d’aide. Si y’a pas besoin d’aide, on demande ce qu’on peut faire en attendant. Si on me dit « rien, va t’asseoir », j’ai aucun scrupule à m’asseoir, je fais ce qu’on m’a dit.

On dit du mal de moi ? Très bien. Grand bien leur fasse. Mais je me répète. Qu’ils aillent cracher le venin, ça ne me regarde pas, et ces gens-là n’ont rien à m’apporter. Et si certains écoutent, et y croient, ils ne m’intéressent pas non plus. Mes amis se sont fait leur opinion sur moi, seuls. Certains ne me supportaient pas, il y a plusieurs années, et maintenant m’apprécient, et des fois, me prennent dans leurs bras, en me disant qu’ils sont heureux d’évoluer avec moi, entre autres. Certains disent que j’ai grandi. J’aimerais bien, je galèrerais moins pour attraper mes saladiers dans l’étagère. Bref, on dit que j’ai mûri.

Ça expliquerait pourquoi j’ai la peau de la bite qui a plus de plis qu’avant.

Mais on s’égare. Décidément !

Qu’on soit fixés (avant que je ne m’interrompe moi-même) : je voulais écrire cet article depuis plusieurs semaines, même depuis plusieurs mois. Récemment, j’ai pu me rendre compte qu’on pouvait utiliser sa plume à mon égard. Ça m’a fait plaisir, d’un point de vue littéraire, mais ça m’a tellement déçu, tant le discours était empreint de fautes. De jugement, s’entend.

Mais de toutes façons, je sais que ce que j’ai couché ici sur le pixel n’est pas voué à être écouté, et encore moins (Chtulhu nous en préserve) à faire changer d’avis, me concernant. C’est plus un nota bene à l’égard de tous ceux qui pensent détenir la vérité. Qui pensent que j’ai besoin d’aide. Que je suis mal dans ma peau, que je refuse l’aide qu’on me propose, que je mords la main qui me nourrit. Que je montre mon cul à ceux qui m’offrent leur cœur.

D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le dernier pavé dirigé, écrit par quelqu’un qui a un très bon français, une belle syntaxe, mais malheureusement, une mauvaise interprétation. Je ne serai pas salaud, et je ne dirai pas son nom, je pense qu’il veut rester peinard, n’ayant pas pris le soin de dire qui il était. Mais WordPress et Facebook sont de bons délateurs, désolé, mon gars (même si tu t’es dénoncé comme un grand).

Je pense qu’il est temps de faire un beau commentaire de texte, en ne respectant pas du tout les directives du baccalauréat, parce que c’est comme le code de la route, si je dois refaire un exercice de français ou de philo, je me planterais méchamment.

Petit rappel des faits :

Anonyme 30 juin 2012 à 1:13

Palingénésie

Je, François Villon, Hadrien S.

Je suis un homme en pleine possession de ma force. Je suis jeune, intelligent : tous les espoirs me sont permis et je compte bien tous les décevoir. Je n’ai pas eu un vécu facile. J’ai perdu ma mère au berceau de l’enfance. Et toute ma vie durant, je la rechercherai. Dans les femmes, dans mes pas maladroits, dans ma vie en parchemin.

Je, François Villon, Hadrien S.

Je suis fou, je suis sage, je n’ai peur de rien et le tout m’écrase. J’échappe à la vie pour oublier que la vie échappe. Vous me sermonnez, vous me critiquez, vous fulminez. Vous savez que je pourrais devenir un homme honnête et droit, faire ces choix là. La beauté et la lumière. Mais cela n’a pas de sens. La vie est violence, la vie m’insupporte et votre soleil m’aveugle : je n’y vois bien que dans l’obscurité.

Je, François Villon, Hadrien S.

Je tente de marcher droit et me retrouve au sol. Je m’enivre de rires, de boissons et de sexe. L’ivresse est là, l’ivresse me consume : l’ivresse est moi, je suis l’ivresse. Je m’étourdis dans les chairs et les odeurs des corps et je bois la sueur libidineuse et indolente sur le dos d’une amante au désir assouvi. Seulement, quand je suis perdu au cœur de ma nuit et quand il fait trop noir, j’enfouis mes questions, mes angoisses et mes doutes au cul de la grosse Margot. Car à chaque fois que l’on me tend la main, je trébuche et vacille : je n’y vois bien que dans l’obscurité.

Je, François Villon, Hadrien S.

Que ceux qui me méprisent s’adressent à mon cul et que ceux qui m’apprécient ne s’approchent de trop près. Je suis celui qui est et a toujours été. Je suis un ange déguisé en démon, un être déchu du bon vouloir de Dieu. Je suis cet homme en quête de sens et qui n’en trouve aucun. Sourd à vos recommandations, aveugle à vos prières, il est inutile de vouloir m’aider : je n’y vois bien que dans l’obscurité.

Bon, hormis les fautes, ici corrigées, à « m’enivre » et « consume », c’est bien écrit.

Mais, au fait. Allons au fait.

« Palingénésie »

Bien, à ce que j’ai compris, il s’agirait d’une renaissance. J’ai lu l’article Wikipedia, donc ça doit forcément être vrai.

Il est ensuite question de François Villon. Un poète du Moyen âge, ayant eu pour œuvres majeures Le Lais, Le Testament, et la Ballade des Pendus. C’était manifestement un type indiscipliné, ayant tué un prêtre lors d’une rixe, et qui a passé pas mal de temps à être banni, même si relaxé le plus souvent. Ce fut un misérable, ayant échoué à accéder à la cour de Charles d’Orléans, et fit un séjour en prison. Oui bon, en bref, c’était un petit con. Je comprends la comparaison, bien que je la trouve quelque peu à côté. En effet, j’aime penser que ça a un rapport avec La Mascarade, étant donné que je me reconnais dans le clan des Brujah (ET JE T’EMMERDE, NICO, JE SUIS BRUJAH, NA ! ET KULA WORLD C’EST UN JEU DE MERDE !). Mais l’auteur de ce petit texte rythmé par ce « Je, François Villon, Hadrien S. » ne joue pas à Vampire, donc c’est pas drôle.

Il est écrit que je compte bien décevoir tous les espoirs qui me sont permis. Si tout ceci a un rapport avec mon ascension sociale, je ne me sens pas concerné. En effet, j’ai dû refaire plusieurs fois mon parcours studieux, et actuellement, malgré le fait que j’étais promis à une entreprise, le destin m’a craché à la tronche. Je ne perds pas espoir, quitte à devoir refaire un tour de roue à chercher un taf pour l’année à venir et refaire la même chose que l’an passé. J’ai pas peur, ça me gonfle un peu quand même de ne pas accéder aux études que je veux actuellement faire, mais bon, j’avais pas de chance sur ce coup.

« Je n’ai pas eu un vécu facile. J’ai perdu ma mère au berceau de l’enfance. Et toute ma vie durant, je la rechercherai. Dans les femmes, dans mes pas maladroits, dans ma vie en parchemin. »

En effet, j’en ai chié sur certains points, mais j’ai eu une enfance heureuse et riche en émotions et en découvertes. En revanche, je tiens à dire que j’ai perdu ma mère au berceau de l’adolescence, quelqu’un ayant pris son rôle très rapidement. Et ce, avec beaucoup d’engagement, ce qui fait que je n’ai jamais ressenti de manque affectif à ce niveau. J’ai longtemps cru que si, et à force de l’entendre dire alentours, je m’en suis persuadé. Je ne cherche pas(plus) ma mère, du moins pas plus que les hommes cherchent une mère et les femmes cherchent un père. Si déjà elle suce, c’est pas mal. Pour ce qui est de mes pas, je marche droit, en me tenant bien, parce que j’ai pris du muscle, et je sais où je vais. Ensuite, entre nous, je trouve que le parchemin, c’est joli.

« Je suis fou, je suis sage, je n’ai peur de rien et le tout m’écrase. J’échappe à la vie pour oublier que la vie échappe. Vous me sermonnez, vous me critiquez, vous fulminez. »

Effectivement, la vie nous échappe à tous, mais ça, je l’ai bien en tête. Pour ce qui est de la critique qu’on me fait, ma réaction est sans prise de tête : un beau doigt d’honneur sur chaque main, et un sourire bienveillant sur mes joues, plissant mes yeux légèrement.

« Vous savez que je pourrais devenir un homme honnête et droit, faire ces choix là. »

A ce qui me semble, je suis honnête et droit. Ma mauvaise foi touche des sujets artistiques ou vidéoludiques, mais c’est pour le troll, ça.

« La beauté et la lumière. Mais cela n’a pas de sens. La vie est violence, la vie m’insupporte et votre soleil m’aveugle : je n’y vois bien que dans l’obscurité ».

La vie est violence, bien sûr, nous ne sommes pas à Disneyland, mais la vie est belle, et des fois la violence est belle (je vous invite à regarder FF Advent Children Complete, vous comprendrez). J’y vois bien dans l’obscurité, au sens propre, parce que mes yeux ont mangé beaucoup trop de soleil, quand j’étais gamin, et actuellement mangent trop de PC. Sur le plan de la métaphore, je me fonds bien dans la violence de la vie qui m’entoure, et la preuve, je n’ai plus de soucis. Je n’ai plus peur de me déplacer dans Toulouse la nuit, même si je suis habillé en drag queen. Je suis bien dans mes pompes et confiant. Ca explique pourquoi on me laisse passer, maintenant, sans me chercher la merde, malgré mon mètre soixante dix.

« Je tente de marcher droit et me retrouve au sol. Je m’enivre de rires, de boissons et de sexe. L’ivresse est là, l’ivresse me consume : l’ivresse est moi, je suis l’ivresse. Je m’étourdis dans les chairs et les odeurs des corps et je bois la sueur libidineuse et indolente sur le dos d’une amante au désir assouvi. »

Là, j’avoue, je comprends pas, je suis capable de marcher droit, au propre et au figuré, et je le fais. Oui, j’aime boire, avec mes amis, j’aime le sexe, les corps nus, sentir la cyprine et le foutre parce qu’avec quelqu’un nous avons baisé à nous en faire péter les artères. Des fois, c’est violent, des fois non. Certaines m’aiment doux. Certaines m’aiment dur (et pas que de la bite). Certaines veulent ou aiment que je les morde, que je les attache, que je les gifle, les fesse, les serre, les tienne par les cheveux, les traite de tous les noms. Et d’autres me veulent tendre. Et j’aime ça aussi.

« Seulement, quand je suis perdu au cœur de ma nuit et quand il fait trop noir, j’enfouis mes questions, mes angoisses et mes doutes au cul de la grosse Margot. Car à chaque fois que l’on me tend la main, je trébuche et vacille : je n’y vois bien que dans l’obscurité ».

Et c’est là qu’on se trompe. J’aime baiser, point. C’est pas une façon pour moi de me voiler la face. Mon père pensait ça, et je l’ai cru. Mes amis pensaient ça, et je les ai cru. Mais plus maintenant. J’ai compris que ça m’allait de vivre comme ça. De consommer beaucoup de sexe. Je suis d’ailleurs rayonnant.

Ensuite, cher auteur, je trouve pas ça gentil pour la « grosse Margot ». Je ne sais pas qui est visé par ce sobriquet ridicule, mais c’est quand même de très mauvais goût. Ensuite, si on me tend la main, je la prends si elle peut m’amener à quelque chose qui m’intéresse. Des fois, on pense que j’ai besoin d’aide. J’ai besoin qu’on arrête de penser qu’on peut m’aider, parce que je vais bien, et que je me gère comme un grand garçon. Si, si, je te jure. Je ne mords pas la main qui me nourrit, j’ai juste déjà mangé, alors, je la lèche un coup, histoire de faire comprendre que j’apprécie vraiment l’intérêt qu’on me porte, mais que je me porte bien.

« Que ceux qui me méprisent s’adressent à mon cul et que ceux qui m’apprécient ne s’approchent de trop près. »

Effectivement, j’emmerde ceux qui m’emmerdent. Quoi de plus naturel, je ne vais pas me forcer, non plus. Quant à ceux qui m’apprécient, ils peuvent m’approcher. La preuve, on m’a approché, et j’ai mordu personne. J’ai même des amis. Et même qui ne me prennent pas la tête. Comme quoi…

« Je suis celui qui est et a toujours été. Je suis un ange déguisé en démon, un être déchu du bon vouloir de Dieu. Je suis cet homme en quête de sens et qui n’en trouve aucun. Sourd à vos recommandations, aveugle à vos prières, il est inutile de vouloir m’aider : je n’y vois bien que dans l’obscurité. »

Rhââââ oui, tremblez, mortels ! Je viens jusque dans vos bras égorger vos fils, vos compagnies d’assurance. Mais on arrive enfin à un sujet : il est inutile de vouloir m’aider, quand je vais bien. Louis XIV disait lui-même : le mieux est l’ennemi du bien.

Alors oui, je vous vois venir, bande de petits surfeurs du web de l’internet, vous vous direz « mouais, il est bien gentil, mais justement, en écrivant ceci, il montre clairement qu’il a besoin d’aide/qu’il est pas heureux/que sa vie ne lui convient pas…..(rajoutez la mention qui vous plaira) ».

Je trouve ça dommage, mais encore une fois, je ne compte pas vous faire changer. C’est pas grave. Aussi, vos recommandations et avis à venir, vous vous doutez que je vais pas forcément les écouter. Et vous vous complairez de dire que c’est par orgueil, et pas par honnêteté. D’un côté, c’est plus facile à avaler que d’admettre que vous avez tort, malgré vos bons sentiments.

Buvez un grand verre d’eau, maintenant, l’article a été long.

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Des jouets pour nous, les hommes

Bonjour à tous!
Je me doute que vous connaissez déjà le produit dont je vais vous parler. Je sais que plein de nanas ont dans leurs tiroirs pleins de joujoux très funky, des gros, des petits, des multicolores. Des godes, des boules de Geïsha, des plugs, des vibros, et j’en passe. Il y a tellement d’objets à s’insérer qu’on peut légitimement penser que l’industrie du sextoy est menée par des mecs qui fantasment sur la masturbation féminine. Puis c’est un peu comme dans les magasins de vêtements. Les femmes ont vraiment plus de choix que les hommes, c’est indéniable.
Et qu’est-ce qu’on retrouve pour s’astiquer le poireau chez nos comparses masculins ? Il y a les vagins artificiels, par exemple :

 

 

Mais bon, je trouve que ça ne donne pas trop envie. Je ne sais pas, c’est pas terrible, c’est encombrant, puis c’est CHER.

Et puis les japonais s’en sont mêlés. Oui, les japonais sont décidément des gros cochons. Et ils ont développé le concept révolutionnaire de l’oeuf TENGA.

 

 

Alors, c’est un peu un Kinder surprise pour mec. C’est super design. On l’ouvre et BIM, on trouve du lubrifiant et une gaine nervurée. Vous pourrez d’ailleurs constater qu’il existe 6 différentes sortes de nervures, en regardant la petite image. On met le lubrifiant dans la gaine, on l’enfile sur Paupaul, et en avant la musique! Les gaines sont apparemment d’une matière en silicone hypoallergénique qui « imite » fort bien la peau humaine. On peut laver sa gaine soigneusement et la réutiliser, mais elle s’use, selon Internet.

Sinon, Tenga a développé d’autres accessoires. Notamment, un réchauffeur d’oeuf. Ou encore un toy à tête pivotante qui offre les sensations tout à fait inédites avec un jouet dans la position d’andromaque (femme chevauchant homme). Puis il y a aussi des espèces de tubes qui sont très semblables dans leur fonctionnement que les vagins artificiels, mais qui bénéficient de la « technologie Tenga ».

Je vous laisse regarder cette vidéo qui explique bien mieux ces concepts que moi.
Ha et combien ça coûte ? Tout dépend des lieux de vente et des sites. Mais je les ai parfois vus autour de 4€50. Après ma récente recherche, je les ai vus en général vers 6€50 l’unité. Débrouillez-vous pour vous en procurer.

Voilà messieurs dames. Si certains d’entre vous ont déjà expérimenté ces joujoux, je serais très intéressée d’en avoir des échos. Pas forcément en propa. Mes MPs sont grands ouverts.
Bisous sur vos CULs.

Les cyber-pouffiasses, comment les reconnaître, comment se les faire

Salut. Une fois n’est pas coutume, je vais encore vous parler d’un sujet de société. Parce que je ne sais plus rien faire d’autre, et parce que ça plaît aux filles.
J’en profite pour dédier cet article à Joanne, et à ma tante Françoise, qui m’a appris à faire des bocaux de foie gras.

Je vais donc vous parler de la cyber-pouffe. Ces filles ont dans le meilleur cas quelques traits physiques potables, des appareils-photos ou des web-cams, et une connaissance plus ou moins bonne de photoshop, mais surtout des éclairages ou des angles avantageux. Elles ont souvent beaucoup trop d’estime pour elles-mêmes et se font railler dans la cour du lycée, car en effet, même si elles postent des photos canons d’elles tous les jours (ou presque) sur FB, elles restent souvent assez laides IRL.

La cyber-pouffe ne prend que des photos d’elle maquillée. Elle évolue dans le milieu salle de bain, le milieu chambre, le milieu chiottes du bahut, pour ne citer que les plus courants. Elle affectionne beaucoup les miroirs. C’est une pro du DuckFace, de la pose, et de la photo à bout de bras.

Ce sont des proies faciles, pour vous, messieurs, car, grâce à quelques compliments bien placés, et bien tournés, vous aurez l’occasion d’y tremper facilement le biscuit. Et comme je suis sympa, je vous donne des pistes.

Alors, on va lister quelques clichés.

D’abord, la grosse qui ne s’assume pas
Elle cherche à appâter le chalant tant bien que mal à grand coups de toshop, de poses aguicheuses, et de sous-vêtements sexys. La pauvre n’a pas compris qu’il y avait une pléthore d’hommes qui aiment les filles en chair autant, ou plus que les autres, et que la beauté n’est pas une affaire de poids.(J’en parlerai dans un prochain article.
Si tu aimes les grosses, n’hésites pas à m’écrire pour témoigner, c’est anonyme. L’onglet « contact » est pas là pour faire joli.)

La fille au miroir
On note la pose trois quart, les cheveux bien lissés, le sourire crispé, et le nokia C3 (ça veut dire qu’elle est trop pauvre pour avoir un Ipute ou un Blackbécasse). Elle pose donc devant un miroir bien éclairé. Elle ne laisse rien au hasard. Notez qu’elle porte la chaîne se son big-love Kévin, en CAP chauffeur poids-lourd et heureux titulaire d’une moto-cross de 50cc et le collier de sa Bestaah Mélanie qui la soutient à chaque instant par texto. Celle-ci commente d’ailleurs ses photos par un « T Tro belle BB » ou un « TRO JOLiE <<3 » à coup sûr.
Si elle est célibataire, il suffit d’avoir le permis et une coupe tecktonik pour la choper.

L’émo sur le retour
Celle-là, c’est ma préférée. Elle complexe beaucoup sur son physique alors que mis à part ses goûts vestimentaires de chiotte, elle est potable. Elle a une coupe de cheveux ignoble qu’elle s’évertue à entretenir, et elle a des cyber-potes par centaine sur Myspace. Elle écoute du Metal parfois, comme My Chemical Romance (kikoooooou?!) ou Panic at the Disco. En général, elle n’a aucune culture musicale et cinématographique. Elle considère Requiem for a Dream comme un chef-d’oeuvre. Elle est hyper rebelle et en marge de la société, si bien qu’elle ne se drogue pas, qu’elle ne fume pas ou ne boit pas, elle fait le mur pour aller voir sa sistaah et qu’elle prend des photos d’Oréos et de Pago framboise avec son réflex à 400e payé par son papa. Sa vie est vraiment merdique, et elle est incomprise. Elle adore poser dans les parcs d’enfants.
Si t’as envie de serrer une meuf comme ça, inventes toi un peu de mal-être, joues la confession, et ça passera sans lubrifiant.

Mélanie S. , alias « Bouledogue »
Non, j’sais pas comment elle s’appelle, mais elle ressemble à Boul’, une fille qui était dans mon lycée. Même coupe, même tête, même talent pour réaliser le combo miroir + pause + fond de teint + flash , ce qui donne une photo où on voit son corps à son avantage. Mélanie était un tronc, et cette fille aussi. (pas de seins, pas de hanches, pas de fesses rebondies.) Boul avait une beau dégueulasse et des goûts vestimentaires atroces. Elle s’habillait dans un magasin de campagne jacky-fashion, comme la fille sur la photo. Après tout, c’est peut-être elle.
Attends le bal de Bois d’Amont  pour pouvoir la niquer dans les chiottes, ou dans ta Saxo.

Miss NB
En fait, cette fille a une peau vraiment trop dégueulasse, alors elle ne poste des photos d’elle qu’en noir et blanc. Si elle a le visage dégueulasse, elle abusera aussi de la luminosité, pour cacher ses traits. Tu ne reconnaîtras jamais cette fille dans la vraie vie, tant ses photos ne lui ressemblent pas. Tu ne reconnaîtrais même pas ses vêtements.
Elle, par contre, elle n’est pas praticable.

La fille qui devrait arrêter
Les cyber-pouffes sont assez jeunes en général, mais elles vieillissent… Et ça fait mal.
Si tu lui dis « CC MADEMOISELLE », tu devrai pouvoir la serrer.

La modèle amateur
Elle se fait shooter par des blaireaux sans talents. Elle fait facilement vulgaire sur les photos. Elle flood en parlant de ses potes artistes et de ses projets de « photos parlant des rapports qui peuvent exister entre une femme, d’une part, et un animal, d’autre part ». Là, j’en ai mis une habillée, faut pas déconner. Cette fille n’a vraiment AUCUN sens de l’esthétisme. C’est dommage, il y a dans le lot des nanas qui ont un réel potentiel.
En tous cas, si t’as un réflexe, tu peux la baiser.

Voilà quelques exemples de la faune que l’on trouve sur l’Internet. C’est triste. Mais c’est la vie.

BISOUS SUR VOS CULS.

Laissez-moi lui mettre une claque dans la gueule

Je sais, les enfants sont innocents, les enfants apprennent, les enfants découvrent… En attendant, c’est dingue ce qu’ils peuvent être chiants !
Je viens de prendre le métro et rien que là, j’ai eu des envies de meurtres. D’abord la vieille qui laissait son coude sur mon dossier de strapontin, à qui j’ai rêvé un instant de lui briser l’épaule. Mais juste après ont suivi les jeunes mamans de 25 ans et leurs gosses de 6 ans, bousculant tout le monde à grands coups de « Pardooooon, pardoooooon ! » faussement voulus juste pour se coller devant les vitres (ceci, dans les rames où pour être près de la vitre, il faut être assis, en fait). Avec sa frangine, ils gueulent, et malgré les histoires amusantes de la IIIe légion (excellente saga en mp3, d’ailleurs) qui me divertissent les oreilles via un casque coupant du monde, je les entends très bien, et je fixe intensément les tunnels, pour éviter de me lever et de gueuler sur la mère qui n’en a strictement rien à foutre de ses chiards. D’ailleurs, je lui donne à peine 25 ans, à la nana. Sûrement une erreur de jeunesse, mais mal assumée, pour le coup. Bien, bien. Je tiens le coup.

C’est ma station. Je sors, devancé par un jeune ado et son pote, en train d’ostensiblement jouer à la PeuSeuPeu devant tout le monde. Il la garde devant lui, à portée de choure, même dans l’escalator. Je passe à côté de lui en lui tapotant sur l’épaule. Il me regarde. Moi pas, je regarde devant moi. « Range-la ». Il s’exécute immédiatement, comprenant que c’est un conseil qu’il vaut VITE suivre, en sortant de rame.

J’arrive enfin chez l’ophtalmo. Heureusement pour mon ulcère virtuel, et hypothétique, j’ai pas pris rendez-vous neuf mois auparavant. Je déboule donc dans un cabinet, et par politesse, je range mon bordel à musique, le lecteur dans le sac, et le casque pliable (plié, donc), dans son étui. Je savais pas que c’était un cabinet de 3 ophtalmos, avec 5 secrétaires, et une salle d’attente grande, et remplie de gens. Des vieux, des chiards avec leurs parents, et des couples avoisinant les 50 ans bien ménopausés. La super fête du slip. Je suis le seul « jeune », dans la salle, et je regrette très vite d’avoir enlevé mon caisson d’isolation sensoriel portatif. En même temps, si je veux entendre, quand on m’appelle, et ne pas perdre des précieux instants de malaises à ranger mes câbles, j’ai pas le choix. Déjà, je suis agacé par les deux quinquas à ma gauche qui ne font que maugréer parce qu’on passe tout le temps avant eux, selon leurs dires. Ne pas comprendre qu’à 3 docteurs différents, ordre de consultation différent, c’est indigne. Même pour un CM1. Alors, un peu de tenue, bordel !

A côté d’eux, ou plutôt devant, et par terre… bref, au milieu de la salle d’attente, une maman et sa gamine de 2 ans. La gamine passe son temps à jouer avec des jouets pour enfants en bas âge (comprenez que si elle arrive à avaler les pièces, elle a une grande carrière dans le porno à gorges profondes qui l’attend dans 16 ans)… Devant une maman qui dit quand elle tape avec sur un parquet qui résonne dans une salle faisant 4 mètres de haut « non, arrête, c’est pas bien », avec la même ferveur que Vincent Delerm (chais pas comment ça s’écrit) qui aurait pris de la kétamine et du myolastan par paquet de douze. Dans la salle d’attente, tout le monde, je dis bien TOUT LE MONDE, a les yeux fixés sur cette gamine, bruyante, et contente de son public. Ça la motive, elle se sent comme si elle faisait un Bercy (je sais de quoi que je cause, quand même, je suis bassiste, hé), alors elle donne ce que le public attend d’elle : ENCORE PLUS DE BRUIIIIIIIT !!!!! Les minutes sont longues. LONGUES. Arrive alors un nouveau challenger : il s’appelle Mathias, je vous jure, je l’invente pas. Il a 4 ans, et il est motivé, lui aussi. Il pousse fièrement la poussette bruyante à la place de sa mère qui lui dit d’un ton pas très assuré qu’il doit rester près d’elle.

Au final, j’ai pas attendu trop longtemps. La visite s’est faite vite, le toubib a regardé mes yeux, j’ai une bonne tension, et 10 à chaque oeil, ce qui est amusant, quand on connaît ma consommation d’écrans et de lumières artificielles. Merci, au revoir, et 45 €, pas encore remboursés à cause de démêlés de sécu. TOUT ÇA POUR ÇA ?

ENCULÉ !

Plus sérieusement, j’ai toujours eu un problème avec les parents laxistes comme pas permis. Les voir, ça me déclenche direct une envie de torsion cervicale devant leurs enfants, leur mettre la tronche sur leur progéniture, et leur dire en hurlant comme un zombie déchaîné : »Tu vois ce que tu fais, connasse ? C’est ça que tu vas nous laisser comme descendance ? Un connard mal élevé parce que t’as trop été occupée à lire tes textos et à faire la maman qui a déjà beaucoup de boulot-tu-comprends ? Mais c’est ta faute, ta responsabilité ! Tu as voulu ou non un enfant, tu le gères, tu l’élèves, et si tu as le temps, tu l’aimes. Mais fais en quelqu’un de correct, avant ! ». Dites vous bien que ces enfants-là, ils vont être nos futurs toubibs, serveurs, vendeurs, collaborateurs, etc… J’ai pas envie que la relève soit une bande de connards mal élevés, parce que les parents les ont nourri à la ps3, pour être peinard en regardant Desperate housemilfs sur le canapé, en 3d, sur écran géant, dolbysurroundstéréolaserquadriphasé, le tout à crédit. Je veux pouvoir compter sur la politesse des mecs avec qui je vais bosser. Je fais déjà partie de la génération Kevin, j’ai pas envie que la génération Matisse et Léa rajoute une couche à la misère sociale environnante, gavée de téléréalité navrante.

Au final, je suis rentré, via le métro jusqu’à ma voiture, en filant droit devant les débiles à scooters, les ignorant comme la peste, la haine de la race humaine figée sur mon visage, en mode « me casse pas les couilles, sinon, je t’arrache la carotide avec mes dents avant que tu n’aies le temps de me demander une clope », de la musique bourrine sur les oreilles. Une fois dans la voiture, j’ai pu me décrisper.

Bonus : voilà ce qui m’a beaucoup inspiré, et j’en ai rien à foutre que plein de gens lui vomissent dessus :

Je travaille chez Cliché!

[Encore un caca sur le monde du travail. Plutôt que de vous bassiner encore avec les joies toutes personnelles de comment le travail c’est caca, Cliché! racontera les rigoleries entre nanas dans un bureau où personne ne sait dans quoi on travaille.]

Salut ! Moi c’est Amelia. Depuis quelques temps, je travaille dans une boîte de comm’ qui s’appelle Cliché! Enfin c’est Boss Ravioli qui dit que c’est une boîte de comm’. Personnellement, je sais pas trop ce que c’est comme boîte, même si ça fait deux ans que je bosse là.

Alors oui, je vous parlais de Boss Ravioli. Mr Ravioli, c’est le boss. C’est pour ça que je l’appelle comme ça. Il occupe aussi les fonctions de commercial. C’est lui qui réussit à vendre les trucs qu’on fait toute la journée à des clients hyper prestiges. Pour vous dire, une fois, on a eu des déodorants et des chocolats de chez « chut chut pas de marque » en cadeau pour Noël. Autant j’étais contente pour les chocolats, autant je sais pas si y’avait pas un message caché derrière les déodorants…

Boss Ravioli, quand il a pris la direction de la boîte, il a engagé sa femme pour faire le bras droit. C’est Mme Stoemp. Pour tout vous dire, au début, j’avais même pas capté qu’ils étaient ensemble. C’est quand j’ai vu leur gamin faire des coloriages et les appeler papa et maman que ça a fait tilt. En même temps, ils sont pas du genre à se rouler des pelles ou à se tripoter le cul. En plus, ils ont pas du tout les mêmes horaires et même, le matin, ils n’arrivent pas ensemble au bureau.

J’ai plusieurs collègues. Il y a Marco, Sophie et Sidonie. Marco travaille depuis presque aussi longtemps que moi chez Cliché! Depuis quelques temps, en plus de faire le job de base, il fait un peu de prospection et rencontre les clients. Il est sympa même si on ne se parle pas beaucoup. Faut dire qu’on a chacun son bureau donc c’est pas évident de trouver toujours des prétextes pour faire un brin de causette. C’est le mec sportif, qui aime la bonne bouffe et qui a le même âge que moi. Tout doucement, on avance vers nos trente ans malgré nos gueules de jeunes majeurs. Mais bientôt, les nouvelles recrues allaient nous faire réaliser qu’on n’était plus des oisillons…

Et justement, en parlant de recrues, il faut que je vous raconte un peu ce que ça donne au bureau depuis qu’on en a deux de plus. Les recrues en question ont 20 ans toutes les deux. La première à intégrer la team s’appelle Sophie. Elle parle bien le français donc on peut facilement raconter des conneries. C’est avec l’arrivée de la seconde, Sidonie, que je me suis rappelé que les blagues passent moins bien avec des gens qui ne sont pas francophones.

Ah oui, et j’allais oublier ! Comme dans toute série qui dépasse les 5 épisodes, il y a parfois un guest. Le guest, c’est Fils De. Je l’appelle comme ça parce que c’est le fils du PDG de la boîte. Il est étudiant et il vient au bureau de temps en temps pour gagner assez d’argent de poche pour se payer des vacances au ski ou tout ce que PDG ne lui finance pas. Fils De veut devenir Trader. Il ne veut surtout pas reprendre les agences que son père possède, ça ne l’intéresse pas. D’ailleurs, quand il vient au bureau, on se demande tous ce qu’il fait. Je crois que même Boss Ravioli ne le sait pas. Mais comme il l’a dit une fois « s’il vient, c’est que je suis obligé, y’a papa derrière ».
Aaah ! Les pistons ! Ca me fait penser à l’époque où je cherchais du travail alors que j’étais étudiante et qu’une nana d’un service de recrutement m’avait informé qu’à moins que je sois fille d’un membre du personnel, je pouvais me mettre mon CV bien profond.

Je ne suis pas haineuse envers Fils De. D’ailleurs, ça ne servirait à rien. Savoir qu’il mange comme un porc, qu’il ne sait pas remettre de l’eau dans une machine Senseo et qu’il est vraisemblablement incapable d’éteindre une lampe, c’est déjà un bonheur de chaque instant.

Sophie, c’est la plus jeune de l’équipe. Elle vit encore chez ses parents et a un copain. Quand elle parle de lui, elle dit « mon futur mari », pas « mon copain ». Elle nous expliquait qu’elle n’avait pas eu beaucoup de chance de tomber amoureuse de lui parce qu’il est assez porté sur les vieilles traditions de son pays d’origine. Pour exemple, elle nous racontait qu’elle était casée, qu’elle ne pouvait pas reculer parce qu’elle allait se fiancer dans quelques mois. Ce sont des choses avec lesquelles je ne suis pas très coutumière mais il me semblait que même mariée, il restait le divorce pour tourner la page. Qu’en conséquence, ni mariée, ni même encore fiancée, il lui restait tout le loisir de changer d’avis. Mais son « futur mari » vient d’une famille et d’une culture qui ne reconnaît pas le divorce. Et d’après ses dires, il ne reconnaîtrait même pas le refus de se fiancer. Pour une jeune femme qui évoque, des étoiles dans les yeux, qu’elle aimerait enfin être loin de sa famille pour vivre libre, c’est tout de même étonnant.

Sidonie aussi vient d’une famille très stricte qui respecte les cultures et traditions des pays d’où elle vient. Son objectif premier est de devenir directrice artistique dans une boîte de publicité, si ce n’est de posséder la sienne. Elle veut être indépendante et profite déjà pleinement de son temps libre comme ça lui chante depuis qu’elle a quitté le domicile parental.

Et bien sûr, il faudrait que je vous parle de Mme Stoemp. Elle a un statut bien particulier dans la boîte. Le télétravail (travail à la maison) a été refusé aux employés, sauf à Mme Stoemp. Celle-ci est donc de moins en moins présente sur le lieu de travail. Bien sûr, on se doute bien que ceci n’est pas étranger au fait qu’elle soit une « femme de ». Tout comme le fait de partir en vacances plus deux mois par an. Ou de distribuer ses tâches aux autres. Néanmoins, si personne ne semble lui en tenir rigueur, c’est que Mme Stoemp est une comique. Très ouverte d’esprit sur certains sujets, il n’est pas rare de parler de politique sans en venir aux mains, de caca sans avoir l’impression d’avoir régresser vers l’âge de la maternelle,ou d’art sans imiter les bobos péteux qui savent tout.

Pourtant, avec l’égalité homme/femme, les choses se gâtent. Aussi, il me tarde d’être témoin d’une discussion entre Sophie et Mme Stoemp. Car si Sophie accepte son sort avec toute la fatalité du monde malgré son statut de citoyenne d’un pays où la femme est aussi libre qu’un homme, il n’en reste pas moins que Mme Stoemp, porte-parole de la cause féministe dans la division « écrasons les hommes et prenons le pouvoir », profite tout de même largement de son statut de femme mariée au patron pour s’offrir des libertés qu’elle refuse aux autres femmes du bureau.

Le bal des vilains

par RnR-89104

Cette année, comme chaque année, c’est le téléthon. Comme chaque année, on est soumis à des dons, et on nous regarde depuis nos journaux, nos télés, nos radios, nos affiche, comme si nous étions des êtres sans cœur, si nous ne donnions pas de l’argent pour sauver des pitits n’enfants humains.

Dons directs en espèce dans les stands téléthon, dons par chèque, par la poste, par sms, par virement, par achat d’un produit dont un pourcentage est reversé, etc… Et à côté, y’a la lutte contre le sida. Je sais, le sida, c’est grave. Et on donne. Et y’a de la recherche. Mais, avouons-le, une traînée ou un drogué, ça génère moins d’audimat qu’un myopathe baveux émouvant à souhait, dégoulinant de bons sentiments et de salive devant des MILLIONS de téléspectateurs, qui ne peuvent s’empêcher de donner, et parce qu’en plus, y’a leur personnage du showbiz préféré sur France 2.

Je suis complètement amer. Et pour cause. Je ne peux juste pas supporter qu’on n’en ait rien à foutre d’un malade du sida, alors qu’un handicapé qui va mourir sous peu , c’est tout de suite “obligé” qu’on va le suivre de près et tout faire pour qu’il survive. Parce que Jean-François, séropositif, après, tout, il va pas mourir, puisqu’on a INVENTÉ le remède au Sida, alors que Baptiste/Léo/Mattéo/Yanice, souriant comme il peut, lui, on sait qu’il va mourir. Mais on veut qu’il vive. Alors on donne.

Vous savez quoi ? Baptiste/Léo/Mattéo/Yanice, il est voué à mourir jeune. Oui. Le remède n’existe pas, et il mourra en souffrant, en faisant pleurer tous ses proches, mais dans un oubli médiatique le plus profond. Au moins, “Jeff”, lui, est peinard. Tout le monde s’en branle de lui. Enfin, non. Les employeurs s’intéressent à lui suffisamment pour ne pas le vouloir dans leur équipe. Un homme séropositif, vous comprenez… Et puis, on va pas mettre des gants, pour bosser sereinement. De toutes façons c’est SA faute si il est contaminé, il n’avait qu’à pas niquer comme un connard. Jeff a 40 ans, maintenant. Si il est atteint du Sida, c’est parce qu’il a couché avec une mauvaise personne. Comme souvent c’est le cas. Mais Jeff a une particularité : Il n’a jamais été un Rocco en puissance. Non. Il est sorti de ses études d’ingénieur, longues, puceau. Il a rencontré une fille. Qui l’a charmé. Il a couché avec elle une fois, seulement. Maintenant, tous les jours à heure fixe, il s’enfonce dans le gosier des grammes de médicaments, qu’il doit garder au frigo, et ingérer des pilules grosses comme la moitié de mon pouce. Il est souvent malade, à cause de ce qu’il prend pour ne pas mourir. Jeff est au stade 1, c’est à dire qu’il peut vivre. Et même peut-être avoir des enfants, selon un certain protocole de surveillance. Sa femme en est heureuse, d’ailleurs. Eh oui, Jeff a pu se marier. Il est homme au foyer. Lui qui était ingénieur, quand même.

Le myopathe tout meugnon et malsain, lui, est-ce qu’il a cotisé une fois pour les retraites ? Est-ce qu’il contribue au PIB de la France ? NON. Lui, c’est un trou dans nos dépenses vaines de santé, parce que pour un enfant, c’est tellement important de claquer des millions d’euros en soins et appareillages, même s’il n’aura pas le temps d’avoir des poils sur le kiki. Couic. Sauf qu’il est plus bankable que notre beau diplômé, qui pour l’opinion publique n’est qu’un dépravé qui n’a eu que ce qu’il méritait.

J’aimerais que Gad Elmaleh tienne par la main une nana séropositive, sur une affiche de téléstar, avec marqué en titre-citation : “Parce que j’ai eu de la chance et qu’elle, non”…

Pendant que Beubeu, 16eme du nom, dit que la capote ne sert à rien dans la prévention du sida, le monde entier ne dit rien. Après tout, baiser avec une capote, c’est pour les infidèles, et les dépravés sexuels. Par contre, baiser naturellement, c’est DIEU qui a dit de le faire, alors ça m’arrange bien, parce que le latex, j’aime pas ça.

Plus sérieusement, les maladies orphelines portent bien leur nom : Orphelines. Très peu de gens atteints. Et de plus, quitte à nous montrer un truc qui nous toucherait, autant mettre les chiffres : 4.7 /100 des français sont atteints de maladies neurodégénératives, etc… C’est toujours plus parlant que 100 connards en shorts et en fauteuils qui claquent au bout de 10 ans d’existence lancinante, non ?

Si je m’énerve, aussi, c’est parce que la communication sur le VIH ne marche plus très bien. Comme c’est un problème qui peut nous arriver à tous, tout le monde s’en branle. C’est presque à la mode d’être atteint. Parce qu’être en bonne santé, c’est putain de “mainstream”, quoi. Et puis, les jeunes, ils ont tout compris. Voilà ce que nos petits frères savent du Sida :

– On ne peut plus en mourir, y’a un traitement.

– C’est une maladie de pédés, alors je sodomise pas sans capote. Par contre le vagin, pas de soucis.

– Le vaccin, c’est presque prêt, qu’ils disent à la télé.

– De toutes façons, j’aime pas baiser avec une capote, c’est pas naturel, et on sent rien.

– Et puis, je lui fais confiance, et à mes maîtresses aussi.

Voilà notre jeunesse. Voilà ce que nos cons de frangins pensent. Et en plus, les religieux foutent la merde. Et nos soeurs, elles, ont peur de perdre l’amour de leurs connards de premiers copains si elle baisent avec une capote et que lui ne veut pas. Au pire, elles tomberont enceintes, et elles toucheront des allocs, comme les petites anglaises.

C’est là qu’il faut agir, pas en faisant des programmes avec plein de bons sentiments, d’acteurs, de chanteurs, de célébrités et de déchets en fauteuils qui ne verront ptêtre même pas si on garde Sarko comme président ou bien si il sort. 2 700 000 personnes meurent chaque année du sida, dans le monde. Par manque de moyen, ou d’information. La myopathie, c’est juste pas de bol, même en informant le gamin, il peut la développer. Alors qu’on peut empêcher le sida. On peut le faire. C’est vraiment pas dur, en plus.

Mais ce qui aiderait, c’est des capotes moins cher. Et pour les gratuites, qu’elles soient juste aussi bien que des payantes.

Ceci est pompé sur moi-même

Guide de survie au travail 1/3 : faire et pas faire

Idée de Pupuch, rédigé par Miloon, aidée par Tugs

Ah le monde du Travail ! Quel univers féérique de majesté et de prestance ! Mais qu’est-ce que je raconte… Le monde du travail, c’est la jungle, c’est Platoon ! Si tu veux survivre (et ne pas périr dans les Flammes de France Telecom), éviter de te faire virer ou carrément gravir les échelons pour devenir PDG, il te faudra user de malices et d’astuces.

•• L’arrivée au travail le matin.
Il faut savoir se montrer sociable mais pas trop. Les « check High Five » avec la comptable rigide, faudra penser à éviter. Passer son chemin et nier la présence de l’assemblée comme un rustre aussi. Pour les amateurs de bonne chair, nous ne préciserons jamais assez qu’une claque sur le cul est synonyme d’agression sexuelle et non d’une salutation. Evitez de le faire, même à une charmante collaboratrice que vous avez sauté pendant une Corporate Partouze de séminaire ; la garce pourrait s’en servir pour vous coller un procès de harcèlement sexuel pour pouvoir s’acheter une nouvelle voiture.
Un « Bonjour » avec un sourire, c’est ce qu’il y a de plus neutre et de plus apprécié.

•• Entretenir une hygiène corporelle impeccable
On sous-estime trop l’hygiène corporelle. Et pourtant Papa Noël sait combien c’est important lorsqu’on côtoie les mêmes personnes 38h par semaine au bureau et parfois plus quand on les a à côté de nous à la cantine ou au restaurant.
Aussi, on fait attention à son haleine. On veille bien à ne pas puer l’âne décédé sous les aisselles. Mesdames, mention spéciale pour celles qui se maquillent mais qui omettent d’enlever les croûtes dues à la nuit passée et autres cacas d’oeil blanchâtres qui se remarquent encore plus avec du khôl noir autour des yeux.
Et l’hygiène des oreilles, c’est loin d’être une option. Combien d’heures n’ai-je pas perdues à fixer le miel dans les esgourdes de mon patron à ne rien entendre de ce qui se disait en réunion ? Résultat : j’ai rien retenu et mon boss a perdu 20 pts en crédibilité.

•• Éviter les ambiances Drama ou Soap Opera
Et la première des règles élémentaires c’est, évidemment, de ne pas baiser la femme d’un collègue ; ou pire, du boss. S’il est vrai que les Promotions Canapé ne sont pas que des légendes urbaines et qu’il est très facile d’obtenir un poste bien payé à rien foutre avec un titre qui en jette, il est tout aussi facile de s’attirer des emmerdes en jouant à touche-pipi avec la mauvaise personne.

•• Éviter de provoquer les ambiances de merde
Parler sur le dos d’un gars dont tu as entendu parlé, dire qu’il est con sans jamais lui avoir parlé, l’insulter de tous les noms, et t’apercevoir que depuis le début, il était dans la salle de pause où tu fais ton show depuis 10min. Et oui, faire son kéké, ça peut facilement porter préjudice. D’autant qu’avec la poisse que t’as, ça sera un de tes sup’.
Bravo Champion !

•• Parler de sa vie : quel sujet ?
Dans les discussions, il y a souvent des sujets à éviter, comme la politique et la religion. Le monde n’est pas homogène et il sera donc normal de tomber sur des collègues qui n’auront pas la même vision du monde que vous. Pourquoi croyez-vous que les sujets les plus souvent évoqués sont le sport et les gamins ? On ne prendra pas autant de risques à parler du match de la veille ou de la prouesse de Junior qu’en évoquant son opinion sur un parti politique. Et surtout, soyez vigilants : les flamands ne votent pas tous pour la NVA, les ouvriers ne donnent pas tous leur voix à Lutte Ouvrière ou le PS et le jeune qui pue la weed à 50m ne prend pas forcément parti pour Ecolo. L’habit ne fait pas le moine !
Et pour la religion, c’est pareil.

•• Parler de sa vie : la juste mesure
Éviter de donner trop de détails. Ça pourrait se retourner contre vous.
Déjà parce que les gens aiment penser à la place des autres. Ça te ferait chier qu’on t’explique que si, jeudi, tu peux faire des heures sup’ parce que c’est le seul soir où t’as pas rendez-vous ou que t’as qu’à venir bosser au bureau samedi pour finir ce dossier. Après tout, ta moitié part en vacances alors t’auras que ça à foutre.
Ensuite parce qu’on peut plus facilement te griller quand tu cherches un peu de calme. Lundi c’est le premier jour de soldes et t’as un rhume ? Comme par hasard. Pourtant, si t’avais pas gueulé sur tous les toits que t’attendais ça avec impatience, on y aurait cru. Tu te sers de ta maladie pour ne pas aller à un repas chiant ? Ouais mais du coup, le resto annuel payé aux employés, tu peux mettre une croix dessus. Tu peux pas t’as piscine ? C’est con, Maurice non ; du coup, c’est lui qui aura la promotion grâce à son éternel dévouement.

•• Vie privé/Vie professionnelle sur internet
La secrétaire s’est encore trompé sur un contrat ? Le responsable export sent la choucroute ? Même le boss fait des conneries qui t’énervent mais qui font rire tes copains quand tu leur racontes ta journée ? C’est bien mon chou, c’est normal d’avoir besoin d’extérioriser tes sentiments mais fais attention à ce que tes ragôts ne se retrouvent pas sous les yeux du boss ou des intéressés. Au quel cas, les foudres de Thor s’abattront sur ta mouille !
Également, fais attention à ta réputation online. Même si la plupart des internautes se cachent derrière une identité secrète, il est très facile de retrouver quel pseudo est affilié à Jean-Christophe Michu, fan de rock, membre du cercle des « Joyeux buveurs de bières ». Aussi, si tu es un gros troll sur internet, même si tu es l’être le plus mielleux du monde au bureau, ça va jaser sec derrière ton dos. Les gens ne comprennent pas tous le second degré et ne te connaissent pas forcément aussi bien que GrosseSalope18 ou LikeDickhead72. Certains propos mal interprétés pourraient te coûter ce privilège sacré d’avoir accès au délicieux café de la secrétaire.