Here comes Honey Boo Boo

Aux États-Unis, il y a quelques temps, était diffusé une émission sur les gamines qui font des concours de beauté. Je n’ai jamais regardé l’émission. Ce dont je vais vous parlé, c’est le spin-off de l’émission qui cible son sujet sur une des petites filles qui a une personnalité et une famille très spéciales, Alana Thompson, que les Internets connaissent sous le nom de Honey Boo Boo.

C’est une famille de ploucs qui a conscience d’avoir ses qualités et ses défauts.

Honey Boo Boo à 6 ans... Vivement, qu'elle en ait 15.

Honey Boo Boo à 6 ans… Vivement, qu’elle en ait 15.

Honey Boo Boo et sa maman

Honey Boo Boo et sa maman

Rep a sa Dukan !

Honey Boo Boo et son ventre ❤

Un ‘tit bisou !

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RIP Katherine Chancellor

Finalement, Jeanne Cooper, alias Katherine Chancellor s’est éteinte à l’âge de 84 ans. On peut dire adieu à un monument du petit écran, qui tenait le même rôle depuis presque 40 ans.

La première scène de Jeanne Cooper dans les Feux de l’Amour inaugurait sa relation avec Jill (sa rivale/fille/finalement non/amie/et puis merde ennemie) qui n’était alors qu’une apprentie coiffeuse. A l’époque, Jeanne pense qu’avec un peu de chance, la série durerait 3 ans. Personne, ni elle, ni les scénaristes n’imaginait que Katherine et Jill allaient se crêper le chignon pendant 4 décennies…

Jeanne était heureuse d’interpréter un personnage haut en couleur qui a presque tout vécu. Car Katherine est une femme d’affaire, stricte, forte qui a survécu à beaucoup d’épreuves. Il y a quelques temps, elle confiait à un magazine qu’elle aurait aimé qu’on concocte un avenir politique à Katherine. Elle racontait aussi quel bonheur s’était de jouer avec une de ses meilleures amies, Jess Walton (l’interprète de Jill). La série lui avait également permis de jouer avec son fils, Corbin Bernsen (le père Todd Williams).

Jeanne Cooper a obtenu son étoile sur le Wall of Fame en 1993. En dehors des Feux de l’Amour, elle a participé à de nombreux films et de nombreuses séries. Également, en 2007, elle lançait son parfum « Tatters », et en 2012, elle fait publier son autobiographie « Not Young, Still Restless ».

Buffy…

C’était pas gagné d’avance…

Cette série a vraiment un nom de merde. L’héroïne a un nom pourri. Au départ, on s’accorde plutôt à dire que c’est une série pour les adolescentes. Voilà en trois phrases ce que les gens qui ne connaissent pas la série, lui reprochent. Il est temps de parler d’une aventure fantastique qui a su plaire aux filles et aux garçons de tout âge, petits, ados ou adultes. Oui, il est temps.

A l’origine de cette formidable épopée, il y a Joss Whedon qui écrit le scénario d’un film ultra nul, diffusé le soir sur d’obscures petites chaînes câblées. Ça raconte l’histoire d’une nana qui ne s’occupe que de sa petite personne, de sa petite réputation et qui pense que son ultime but dans la vie est d’être la chef des pompom-girls et qui voit sa vie bouleversée le jour où un vieux se tape l’incruste et commence à lui raconter des histoires de vampires et de démons et lui explique qu’elle n’a pas le choix, elle doit lâcher ses copines et grandir un peu. C’est un peu le gros coup de pied au cul de sa life.

Ça pouvait être bien. Une gonzesse superficielle qui se fait kickbanner du pays de Candy par un vieux, quand on aime Kaamelott, on sent une histoire à la con ! Et quand on en rage de voir Kelly au collège, au lycée ou au bureau se faire les ongles quand on a des soucis plus importants, c’est un bon moyen de reprendre espoir en l’humanité.

Mais à l’époque de la sortie du film, les versions originales étaient quasi inaccessibles pour les français que nous sommes. On doit alors se taper le doublage moisi qui est une catastrophe et empêche de trouver un semblant d’intérêt au film (Buffy devient Bichette en français et je ne vous parle pas des autres noms débiles et bien franchouillards des autres personnages). On zappe donc au bout de 10min, sans laisser la moindre chance à ce nanard superbe.

Outre Atlantique, ils n’ont pas l’excuse de la traduction foireuse mais n’en sont pas moins sceptiques. Le film fait un flop et atterrit fissa dans les bacs de VHS à 1$.

Pourtant ! Pourtant, il y a déjà quelques trucs biens dans ce film. Et si on ne doit citer qu’une chose, ce serait le personnage de Luke Perry, qui amorce déjà la venue d’un personnage clef de la série. Rebelle, beau gosse avec une démarche de cow boy, mal coiffé, et ayant toujours une réplique cinglante à balancer pour faire son effet, on a très envie de lui décolorer les cheveux pour le transformer en Spike.

Heureusement pour nous, Joss Whedon est une vraie tête de mule et décide de ne pas abandonner son bébé et de lui offrir une seconde chance. Quelques années plus tard, Buffy revient donc sur petit écran avec comme compagnons son observateur (Gilles), deux amis complètement à la masse (Willow et Alex) et un vampire cucul (Angel).

Buffy, rolemodel

Dès la première saison, la série brise quelques stéréotypes. Buffy tente de briser les espèces de clans en étant amie avec une Prom Queen, un rat de bibliothèque et un ringard. Chose qu’on voit rarement dans les films ou les séries télé américaines. D’ordinaire, les losers restent à l’écart et les gens populaires n’hésitent pas à se la raconter publiquement ou à humilier les autres. Buffy s’en fout, elle veut concilier les deux. Enfin une série qui ne marche pas sur des à priori et des règles à deux balles.

Si cette série a marqué toute une génération d’adolescents, c’est qu’elle traite du passage de l’adolescence à l’âge adulte de manières originales. Par l’évocation des contes et légendes, de personnages mythologiques et avec des parallèles comiques. Nous avons grandi avec Buffy.

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Loin de l’image parfaite de séries à la con telle que « 7 à la maison » avec sa morale niaise, Buffy The Vampire Slayer n’hésite pas à montrer que les gens peuvent commettre des erreurs.
Pour les jeunes filles, c’est rassurant de voir que Buffy perd sa virginité dans les bras d’un homme qu’elle pensait connaître et qui se révèle être un véritable monstre. Même si cet événement est transposé à l’extrême dans la série, dans la vie, c’est rarement plus différent. Buffy est un modèle car elle ne se laisse pas abattre. Certes, elle affiche sa tristesse mais elle redresse la tête, assume ses conneries et continue à vivre. Et des conneries, elle en fait !

Buffy fait une fugue. Buffy défonce la voiture familiale. Buffy prend sa première cuite. Buffy et son premier Don Juan. Buffy est à découvert. Buffy perd son job. Buffy prend un mec pour un bouche-trou. Buffy en a plein son cul et fait de la merde.

Dans le genre, heureusement qu’elle a des potes pour couvrir le reste des conneries ou des situations typiques qui peuvent arriver à des gens, sinon, je ne vous raconte pas le cas social…

La série est pleine de petits moments « coup de coude » qui s’adresse directement aux spectateurs. Et pour ceux qui s’entêtent encore à penser qu’il ne s’agit que d’une série pour les nanas, sachez messieurs que certains événements vous sont directement dédiés. Comment ne pas penser à la « panne » de Spike, incapable de « sauter sur » Willow, qui voit en cette impuissance la perte de sa virilité.

Pour en revenir à la série en elle-même, il était très intéressant, à l’époque de la diffusion de Buffy the Vampire Slayer, de voir débarquer une super héroïne qui ne soit pas parfaite mais pas non plus une godiche à gros nénés. Buffy est comme n’importe quelle nana de son âge. Elle a 16 ans, est donc « trop jeune pour mourir », veut se faire des copains, s’amuser, tomber amoureuse et souhaite que sa principale préoccupation soit de ne pas savoir quel rouge à lèvres choisir pour aller au bal. Mais Buffy a un destin particulier. C’est encore plus évident dans le film que dans la série car dans le film, Buffy abandonne progressivement le monde naïf des gourdasses pour le monde de la mort et du combat contre le mal. « Il y a d’autres choses plus importantes dans la vie ! » dit-elle à ses copines. Mais ses camarades pom-pom girls ne comprennent pas ce qui peut être plus important que faire une belle banderole pour le bal de fin d’année. Tout est dit. Et tel un enchaînement entre le film et la série, Buffy débarque à Sunnydale après avoir foutu le feu au gymnase de son ancien lycée. Elle n’est plus naïve, sait qu’on attend quelque chose d’elle mais elle veut fuir.

C’est là qu’on se dit qu’elle a vraiment pas de bol ! Elle veut fuir les forces du mal et sa mère décide d’emménager à Sunnydale, siège social de l’activité démoniaque « Bouche de l’Enfer ».

La mythologie

Comme dans les autres séries fantastiques, Buffy détient sa propre mythologie. Buffy est l’Elue, héritière des pouvoirs d’une longue lignée de Tueuses.
Il y a très longtemps, les Anciens, accablés par les démons et les monstres qui attaquaient les humains, ont décidé de choisir une fille de leur village pour lui transmettre la force et la puissance d’un démon à l’aide de la magie. La Première Tueuse était alors née dans le coeur de cette fille. L’inévitable s’est produit et la Première Tueuse meurt au combat. La magie des Anciens ne s’est pas perdue et s’est réincarnée dans une autre jeune fille, une autre élue. Et ainsi de suite, les Tueuses se sont succédées durant les milliers d’années jusqu’à l’arrivée de Buffy.

L’élue n’est pas seule, même s’il lui est interdit d’avoir des proches. Elle est entraînée par un Observateur. Un peu comme dans Highlander sauf que, dans Buffy, l’observateur ne travaille pas en tant qu’espion pour la postérité. Il travaille avec la Tueuse pour la préparer, la former et lui donner un enseignement de base sur les créatures démoniaques, les rituels à faire. Et comme un peu partout en société, un troupeau de trous du cul s’est désigné volontaire pour superviser la relation Tueuse/Observateur. Ils se sont nommés le Conseil. Le titre pompeux par excellence. Ces membres du Conseil, qui savent pertinemment qu’ils ne servent à rien, ont inventé des tests à faire passer aux Tueuses pour estimer si elles sont suffisamment biens pour être élues. En temps normal, le Conseil fait très bien semblant d’être indispensable. Mais Buffy, 18 ans tout pile, décide d’envoyer le Conseil se faire fister par des boucs lorsqu’elle se rend compte que Quentin Travers (directeur du Conseil) n’était qu’un vieux connard arrogant.
Buffy est une Tueuse déjà bien à part en osant défier une autorité restée jusqu’ici indiscutée.

Et un autre événement incroyable s’est produit avec Buffy. Normalement, une Tueuse est seule. Elle n’embarque pas ses potes en virée dans les cimetières, elle ne mène pas de vie civile, ne perd pas son temps à aller au bal des Terminales ; elle doit dédier sa vie entière à la lutte contre le Mal. Mais Buffy est du genre cancre. Du genre à se foutre complètement des règles. Du genre têtue qui se résout à accepter l’aide de ses amis. Et le jour où Buffy meurt, elle ne gît pas seule dans une ruelle abandonnée, elle est ramenée à la vie par ses amis.
Cet événement sans précédent a pour effet d’entraîner l’activation de la Tueuse suivante (d’abord Kendra puis Faith qui sera activée à la mort de Kendra). C’est la première fois que deux Tueuses coexistent.

Et le plus comique reste l’apothéose de la 7ème saison lorsque Willow, puissante sorcière, et Buffy, décident d’activer toutes les Tueuses en sommeil. Après tout, pourquoi une seule femme devrait se faire chier à porter le poids du Monde sur ses épaules quand on sait qu’il existe plusieurs bouches de l’Enfer et que les monstres, c’est pas ça qui manque ! Le règne de l’Elue unique prend fin. Les Tueuses se font légion à travers le monde. Et l’équipe de Buffy part aux 4 coins du globe pour former et guider les nouvelles Tueuses.

Buffy est une héroïne qui compose avec ses proches, bouscule des règles établies si elle les estiment stupides et partage son pouvoir. Si c’est pas beau !

Les effets de style

Comme la plupart des séries d’aujourd’hui, Buffy The Vampire Slayer, en son temps, donnait déjà dans les épisodes spéciaux. Un épisode muet, rythmé uniquement par la musique d’ambiance. Un épisode musical où chaque acteur pousse la chansonnette pour faire avancer l’histoire. Un épisode tragique et réaliste, centré sur la réaction que l’on a sur la perte d’un être cher. Les épisodes d’Halloween (forcément puisque c’est une série avec des vampires et des monstres).

L’épisode où Buffy rentre chez elle et découvre sa mère sur le canapé du salon est un épisode particulièrement marquant et excessivement fort. Whedon a choisi volontairement d’omettre la musique pour que l’on ressente ce malaise et qu’on ressente nos propres sentiments, sans se laisser guider par les artifices de réalisation. C’en est que plus troublant pour le spectateur qui se surprend à se dire « mon dieu, moi aussi j’ai réagis de cette manière », « oui, moi aussi ça m’est passé par la tête ». Même la réaction d’Anya est émouvante. Anya était démon pendant des milliers d’années. Récemment devenue humaine, elle a bien affronté la mort lors de combats mais c’est avec la mort de Joyce qu’elle comprend réellement les sentiments humains, qu’elle comprend le concept de la mort humaine. Et par ses mots, elle exprime parfaitement l’incompréhension qui nous frappe lorsque la mort d’un proche survient.

Les saisons 8 et 9 sont disponibles en comics.

J’ai volontairement fait l’impasse sur le résumé des saisons, l’annuaire avec biographie des personnages, le glossaire des vampires, monstres et démons ou l’analyse des boss de fin de la série. Il y a moult websites qui traitent de ces sujets.

Je souhaitais juste développer un peu plus la réponse à la question que les non-initiés se posent : pourquoi et comment on peut aimer cette série ? La question que moi, je me pose c’est : comment on peut ne pas aimer Buffy ?

Le pigeon de Paris

A chaque visite de Paris, j’ai toujours fait attention à la forte densité de pigeons (80.000 pigeons, soit 1 pigeon pour 25 habitants). Ça remonte à mon enfance, pour n’importe quel pique-nique pris en plein-air lors de la visite de la capitale, une foule de convives à plumes était toujours là pour prendre sa part de bouffe, comme un jour où on était assis à côté du Passe-Muraille, sandwich en main, et qu’avec mon frère on leur avait tous trouvé un surnom : « Tiens regarde lui c’est Robocop, et lui là avec le gros bec mal-formé c’est Mâchoire d’Acier. Allez, chope ce bout de salade Robocop ! ». En fait c’qui était fun, c’était de les voir se battre jusqu’à la mort pour ce fameux bout de salade. Quinze ans plus tard, c’est sur les marches de l’Arche de la Défense que je m’amuse à jeter les frites de Macdo pour les voir dévaler les marches à toute vitesse et, dans le meilleur des cas, se péter la gueule, ce qui est plutôt rare pour un oiseau.

Bon c’est vrai, il y a des pigeons dans toutes les villes, mais ceux de Paris ont vraiment la classe, notamment dans l’art de chier en masse à certains endroits. Voyez par exemple ces photos de voitures que j’ai pris la dernière fois que je me suis arrêté à Paris :


La recherche « pigeon voiture » sur Google donne des résultats bien plus convaincants.

Le caca de pigeon, ça représente des kilos de matière verte et marron et blanche qui s’abattent chaque jour sur la ville, au point de créer une nuisance majeure nécessitant la création de lois liberticides qui ont pour but de t’empêcher de jouer avec la nourriture et ces merveilleux volatiles crotteurs quand tu te fais chier dans la rue avec ton grec entre les mains. Merci quoi !

Il y aurait même des gens qui aiment ces petites bêtes au point de sortir la nuit pour aller les nourrir et ainsi éviter de se prendre une amende de 450 €. Par ailleurs, les pigeons sont de très bons physionomistes, ils reconnaissent illico les gentils et les méchants, et ce rien qu’avec les traits du visage. L’expérience a été menée par des étudiants à Paris. Deux types allaient chaque jour au même endroit, l’un pour nourrir les pigeons, l’autre pour les faire chier. Et un jour, ils se pointent en imperméable, et en effet, les pigeons ont fuit le connard et sont allé vers le grand nourrisseur. Un peu comme les gosses quand ils voient se pointer un type en imper qui a l’habitude de leur donner des bonbons.

A part les nourrir, il y a aussi la possibilité de jouer à lance-pigeon.

Par contre, je vous déconseille de les capturer en vue de les cuisiner, car les pigeons de ville picorent sur les toits et accumulent donc des matières comme le plomb ou le zinc dans leur petit corps. Votre santé sera menacée, à moins que vous aillez un système digestif de roumain.

Combien d’esclaves… ?

[Le texte de présentation du site est bien. Mais il est en anglais. Du coup, pour éviter de paraphraser pour rien, je vous ai fait une belle traduction un peu libre. Bisous.]

Aussi loin que remonte l’humanité, l’homme achète, vend, asservi d’autres hommes.
Bien sûr, une de nos plus grandes réussites est d’avoir mis fin à ce genre de pratiques horribles. L’homme s’est finalement élevé contre l’esclavage sans mâcher ses mots !
L' »Abolition » ne laisse pas de place pour les compromis.

L’émancipation rend les esclaves libres.

Enfin, c’est ce qu’on aime se dire. Bien sûr, on sait tous qu’il existe encore des conditions de travail largement discutables sur ce sujet. Des ateliers de misère… Mais acheter, vendre, faire du trafic d’êtres humains ? Si ça arrive encore, ça doit être dans des contrées aux cultures très différentes de la mienne.

En fait non. Ce smartphone, ce t-shirt, cet ordinateur,…

« Mais ce sont des marques renommées ! Si elles utilisaient des ateliers qui exploitent des êtres humains, Oprah en serait bouleversée !  »

C’est vrai mais ce n’est pas aussi simple. Le truc c’est que ces marques réputées qu’on aime tellement, elles ne savent pas d’où viennent leurs matières premières. Le coton de ce haut ? Les grains de café dans la tasse de Joe ?

C’est là où vous trouvez les esclaves. Dans les champs. Dans les mines. Au moment de la transformation des matières premières.

C’est la chaîne d’approvisionnement, mec. Et une chaîne qui exploitent plus d’êtres humains qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire. Et ils travaillent pour vous, pour toi, pour moi.

Tant pis pour l’abolition.

C’est pourquoi nous souhaiterions vous aider à comprendre votre influence dans l’esclavage. Pas pour que vous culpabilisiez. Pas pour que vous cessiez d’acheter des trucs. Mais pour que vous demandiez aux industries d’ouvrir les yeux sur la provenance de leurs produits.

Ce n’est pas difficile pour eux. Un marché libre devrait être issu de gens libres. Nous travaillons tous pour réaliser un objectif : établir la transparence sur la provenance des produits, des matières premières.

Faites le sondage pour évaluer quelle est votre part dans l’esclavage moderne.

Ensemble, nous allons faire en sorte d’évoluer vers un monde où tout ce qu’on achètera portera un nouveau genre d’étiquette « made in » :

« made in a free world »

J’aime les transports en communs !

La RATP (réseau des transports métro/RER/Bus de Paris et l’Ile de France) se met aux goûts du jour et vient de créer sonVDM

Ce site est sur le même principe que VDM et VDG que nous connaissons tous. A la différence qu’il relate la vie des transports franciliens. (1)

Vous pouvez poster vos anecdotes sous les thèmes suivants :
– Chers déposeurs de déchets
– Chers sans gêne.
– Chers bousculeurs.
– Chers gêneurs sonores.
– Chers impolis.

Vous trouverez sur ce site des anecdotes que l’ont a tous fait ou connus. En effet, le côté fun du site est de voté anonymement sur les histoires et ce de façons originales :
– Je l’ai déjà fait.
– J’aimerais que ça change.
– Je ne vois pas où est le problème.

Ce qui est également agréable est la typographie et la qualité du français. les anecdotes sont biens écrites.

(1) : nom donné aux transports parisiens.

L’indignation ou l’indifférence ?

Il y a plusieurs mois de ça, en regardant le Grand Journal sur Canal+, je suis tombée sous le charme d’un homme, ou du moins sous le charme du discours d’un homme.

Cet homme d’un âge très honorable, je ne l’avais jamais vu ni entendu auparavant, je ne connaissais même pas son nom, et pourtant ses mots m’avaient captivé, je buvais ses paroles. Elles ne m’ont peut-être pas fait réagir de manière concrète depuis, ou changé ma façon de voir les choses, mais j’avais trouvé son discours plein de sincérité, d’humanité, de philosophie, d’intelligence, et de paix, qui m’avaient touché presque de manière désarmante.

Il s’agit de Stéphane Hessel, un diplomate et militant politique mais aussi écrivain et poète français, âgé de 93 ans, venu faire la promotion de son livre, ou plutôt d’un essai intitulé « Indignez-vous ! ».

Pour résumer, Stéphane Hessel nous explique à travers sa réflexion qu’il existe dans le monde de nombreuses raisons de nous indigner, en décrivant plusieurs exemples, et nous invite à trouver un motif d’indignation, et de s’y engager fermement notamment par la non-violence.

Pour la modique somme de 3 euros, je me suis décidée à l’acheter parce que c’est pas 3 malheureux euros qui allaient me ruiner, et je dois dire que j’ai été un peu troublée en le lisant, disons qu’un passage m’a particulièrement marqué :

« C’est vrai, les raisons de s’indigner peuvent paraître aujourd’hui moins nettes ou le monde trop complexe. Qui commande, qui décide ? Il n’est pas toujours facile de distinguer entre tous les courants qui nous gouvernent. Nous n’avons plus affaire à une petite élite dont nous comprenons clairement les agissements (référence au nazisme). C’est un vaste monde, dont nous sentons bien qu’il est interdépendant. Nous vivons dans une interconnectivité comme jamais encore il n’en a existé. Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes : cherchez un peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l’indifférence, dire « je n’y peux rien, je me débrouille ». En vous comportant ainsi, vous perdez l’une des composantes essentielles qui fait l’humain. Une des composantes indispensables : la faculté d’indignation et l’engagement qui en est la conséquence. »

La pire des attitudes est l’indifférence. Cette phrase a particulièrement retenue mon attention parce que sur le coup je me suis dit « merde, c’est exactement ce que je suis, indifférente ». Je ne dis pas, dans la vie je me sens souvent indignée par beaucoup de choses : les inégalités économiques et sociales, les gens qui meurent de faim, les guerres, les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres, les politiques qui ne font rien à part nous enfoncer un peu plus… Bref chaque jour il y a toujours une nouvelle raison de s’indigner. Et pourtant je ne fais rien. Je ne fais rien pour que cela change, je reste indifférente, je vis ma vie. Je me dis : Qui suis-je de toute façon pour pouvoir changer le monde toute seule ? Je n’ai aucun pouvoir, je ne peux rien faire si ce n’est rester spectatrice. Je l’avoue, j’ai toujours été quelqu’un qui se laisse un peu vivre, un peu défaitiste, qui se dit « de toute façon c’est comme ça, c’est la vie ». Est-ce que ça fait de moi une personne mauvaise et égoïste pour autant ? C’est ça la question que je me pose. Est-ce que je devrais faire du bénévolat, faire des dons à pleins d’associations, descendre dans la rue à la moindre manifestation, militer, protester ou que sais-je encore ?

Je ne sais pas, franchement je ne sais pas. Mais j’aimerais savoir ce que vous vous en pensez. Est-ce que vous pensez qu’on devrait tous s’engager dans une cause peu importe laquelle ? Est-ce que c’est comme ça qu’il faudrait se rendre utile à la société ? Est-ce qu’on doit laisser les autres se battre et s’indigner à notre place ? Est-ce que c’est vraiment mal de rester indifférent ?

Bon il faudrait que je le relise plusieurs fois pour pouvoir vraiment comprendre et prendre en compte l’ensemble du message qu’il veut nous faire passer à travers cet essai, et analyser mieux sa prise de position. Après je pense pas qu’il faut croire dur comme fer à tout ce qu’il dit, et qu’il faut plutôt prendre du recul, rester objectif, parce que parfois ça peut paraître utopique. Néanmoins ça reste intéressant à lire, ça peut nous faire prendre conscience de ce qui se passe dans la société et qui sait, nous pousser à réagir.

Voici un lien où vous pouvez lire le livre.